EN BREF :
« Nous avons besoin d’une régulation forte des marchés agricoles européens », a déclaré le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, devant les chambres d’agricultures réunies à Paris le jeudi 17 décembre.
Pour peser dans les négociations sur l’avenir de la PAC post 2013, Paris veut garder un temps d’avance en proposant la mise en place en France d’un groupe de réflexion « à haut niveau » chargé de formuler des propositions pour l’avenir de la PAC, et la « mise en cohérence des règles en matière environnementale et sanitaire au niveau national et européen ».
Composé de professionnels de l’agriculture, de chercheurs, de responsables de l’économie et de l’environnement, le groupe devra aussi « examiner sans tabous les instruments d’interventions » sur les marchés agricoles, a précisé le ministre.
Sécurité alimentaire, stabilisation des revenus et développement durable, le Ministre français a clairement défini sa position : les enjeux sont trop importants pour envisager la moindre réduction du budget de la PAC après 2013.
Il a également tenu à inscrire cette réflexion dans un contexte plus large : celui de la régulation mondiale des marchés agricoles, rappelant qu’il est « plus que temps de mettre en place la gouvernance nécessaire ». « L’Europe doit montrer l’exemple », a conclut le ministre.



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