Paul Goldschmidt, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne, a présenté son analyse du rapport Larosière sur la supervision financière.
Comme nous y sommes habitués, le rapport remis le 25 février dernier à la Commission Européenne par le groupe de Haut Niveau présidé par Jacques de Larosière sur la supervision financière est clair et précis, et répond de façon circonstanciée au mandat dont il a été chargé. A ce stade, on peut se limiter à commenter certains aspects du rapport sans prétendre à une analyse exhaustive.
A la lecture, on reste sur sa faim, non à cause de l’analyse des causes de la crise et des propositions concernant les réformes de la réglementation (chapitres I et II), mais surtout par le manque d’ambition en ce qui concerne les réformes de la supervision à l’échelle européenne et mondiale (Chapitres III et IV).
Ce manque d’ambition n’est nullement attribuable au groupe d’experts, dont la compétence est indiscutable, mais découle implicitement du mandat. En effet, le commanditaire –la Commission– a fait l’impasse sur la reconnaissance du caractère éminemment politique des choix préalables à la réalisation d’une réforme indispensable des structures de la réglementation et de la supervision financière.
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