De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les impacts de la crise financière sur la cohésion sociale tant des pays les plus démunis que dans les économies les plus développées. L’instrument de prédilection par laquelle s’exerce cette domination est le marché financier mondialisé dont la taille et la pénétration tentaculaire semblent échapper à tout contrôle effectif, son architecture rendant largement inefficaces voir symboliques les efforts louables de coopération et de réglementation initiées par les autorités politiques tant au niveau national qu’international.

L’Union Européenne constitue une construction privilégiée pour jouer un rôle de premier plan dans la régulation du capitalisme financier. La ratification du Traité de Lisbonne dotera l’Union de moyens renforcés pour affronter les défis de la crise financière et éviter que celle-ci ne se transforme en une crise « tout court ».

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