Développements récents et prochaines étapes:

  • 6 septembre 2007: La Banque centrale européenne annonce qu’elle maintient ses taux d’intérêt inchangés
  • 11 septembre 2007Audition extraordinaire de Jean-Claude Trichet par la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
    La Commission européenne publie sa prévision de croissance économique pour 2007. 
  • 13-14 septembre 2007: Réunion informelle de l’Ecofin qui prévoit de s’attaquer au problème de la crise financière.

Contexte :

La crise des crédits immobiliers à risque (« subprimes ») aux Etats-Unis a ébranlé les marchés financiers mondiaux. La BCE s’est donc vue contrainte d’intervenir et a injecté plus de 200 milliards d’euros sur les marchés européens afin de contrecarrer la possibilité d’un manque de liquidités.

Contrairement à ce qu’elle avait laissé entendre, la Banque centrale européenne a par la suite renoncé, jeudi 6 septembre, à augmenter ses taux d’intérêts.

Enjeux :

La commission des Affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen (PE), présidée par l’eurodéputée française Pervenche Bérès (PSE), auditionne aujourd’hui, mardi 11 septembre, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, selon une procédure exceptionnelle. Liée à la crise américaine des crédits immobiliers à risques, cette rencontre intervient hors des auditions trimestrielles habituelles.

Différents thèmes seront abordés :

  • Les conséquences sur l’économie réelle de la crise des "subprimes" aux Etats-Unis
  • La transparence et la régulation des fonds alternatifs et des fonds de capital investissement, ainsi que le rôle des agences de notation
  • Les décisions de politique monétaire prises par la BCE en réaction aux récentes turbulences financières
  • La position de la BCE sur la supervision, la commission ECON considérant cet élément comme essentiel pour faire face aux risques systémiques.

Cet entretien se déroule quelques jours après que le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, a présenté au PE son analyse de la situation économique européenne. « Les fondamentaux économiques [de l’UE] sont solides et ne devraient pas être véritablement touchés par les récentes perturbations », avait-il déclaré devant les eurodéputés en session plénière le 5 septembre.

Il a néanmoins appelé à la prudence, estimant que « l’impact de ces troubles sur le marché pourrait être plus important que ce qu’il n’a été jusqu’ici ». Joaquín Almunia a surtout souligné l’effet que la crise pourrait avoir sur la confiance des agents économiques, et donc sur l’investissement et la consommation.

Le même jour, l’OCDE avait revu à la baisse les prévisions de croissance économique pour l’UE et les Etats-Unis, en raison de la récente agitation sur les marchés financiers. (Lire EurActiv 07/09/07)