La Banque centrale européenne a décidé, comme prévu, le 5 janvier de maintenir son taux directeur à 2 %, mais a évoqué la possibilité d’une nouvelle baisse en mars. Dans le même temps, la Bank of England (BoE) a diminué son taux d’intérêt de référence de 1,5 % à 1 %. Le niveau le plus bas depuis la fondation de la banque en 1964.
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Eurostat
chiffres de l'inflation janvier 2009
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Banque centrale européenne
décision de politique monétaire 5 février 2009
La décision de laisser inchangés les taux directeurs de la BCE intervient peu de temps après la quatrième baisse consécutive depuis octobre 2008. Les taux directeurs de la zone euro s’élevaient alors à 3,75 %.
Toutefois, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet n’a pas exclu de prendre des mesures supplémentaires dans un futur proche. Lors d’une conférence de presse à Francfort le 5 février, il a déclaré que « 2 % n’est pas le niveau le plus bas que nous aurions décidé d’appliquer » et qu’il n’excluait pas une baisse des taux lors de la prochaine réunion en mars.
M. Trichet a également renouvelé son opposition à ce qu’il définit comme une « trappe à liquidité », c’est-à-dire une baisse des taux d’intérêts à 0 %, comme on a pu le voir au Japon. Zéro pour cent "n’est pas quelque chose que nous considérons comme approprié pour le moment", a déclaré le président de la BCE.
Il a par ailleurs souligné qu’aucun risque de déflation ne se profilait. L’inflation dans la zone euro s’élève à 1,1 % en janvier, selon la dernière estimation d’Eurostat.
Malgré la décision de la BCE, l’euro a perdu de la valeur par rapport à la livre sterling, puisque la Bank of England a décidé de diminuer ses taux directeurs de 50 points de base à 1 %. Une décision qui fait suite à une série d’autres diminutions sensibles.
Les mouvements monétaires reflètent les conditions difficiles dans lesquelles se trouvent les économies de la zone euro. Les banques diminuent leurs activités de prêt, sans tenir compte du desserrement des conditions monétaires. M. Trichet a à nouveau demandé aux institutions financières d’accorder des prêts aux entreprises et aux ménages.
En parallèle, les Etats membres de l’UE exploitent de plus en plus les mesures extraordinaires autorisées par la Commission européenne pour soutenir la relance économique. Bruxelles a approuvé trois plans de relance présentés par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, les derniers d’une longue série.
Le Royaume Uni a suivi l’Allemagne, la France et le Portugal en adoptant un système visant à accorder, sur les deux années 2009 et 2010, des aides d’un montant maximal de 500 000 euros aux entreprises mises en difficulté par la crise économique actuelle.
La France a été autorisée à fournir une aide aux entreprises en difficulté sous la forme de taux d’intérêts réduits pour des prêts conclus avant fin 2010. C’est la troisième mesure adoptée par Paris pour faciliter l’accès au crédit. (EurActiv.fr 06/02/2009)
De son côté, l’Allemagne a obtenu le feu vert pour l’adoption d’une réglementation financière dont le but est de faciliter temporairement l’accès des PME au capital risque.






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