La Commission a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2008 et 2009. Dans ce contexte, l’exécutif européen a une nouvelle fois mis en garde la France au sujet du creusement de son déficit budgétaire qui, selon la Commission, pourrait flirter avec la limite des 3% prévue par le pacte de stabilité.
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Prévisions économiques d'automne pour 2007-2009Commission européenne
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En bref:
Les performances des économies européennes ne devraient pas être aussi bonnes que prévu. C’est ce qu’a indiqué la Commission européenne, le 9 novembre dernier, lors d’une présentation des prévisions économiques d’automne de l’UE pour 2007-2009.
En cause les turbulences sur les marchés financiers depuis cet été, le ralentissement de l’économie américaine et la hausse constante des prix du pétrole.
Mais, dans l’ensemble, l’incidence négative de tous ces éléments sur l’UE devrait « être limitée », a déclaré le commissaire aux Affaires économiques, Joaquín Almunia.
Selon le rapport de la Commission, la croissance de l’économie européenne atteindra 2,4 % en 2008 et en 2009, soit une baisse de 0,3 % par rapport à ce qui avait été prévu au printemps. Quant à la France, son déficit public devrait atteindre 2,6% du PIB en 2007 et en 2008, contre respectivement 2,4 et 1,9% auparavant.
Les prévisions de croissance de l’Hexagone ont également été revues à la baisse, la Commission tablant sur 2% pour 2008 contre 2,3% prévu précédemment. Les 1,9% envisagés pour 2007 ont cependant été maintenus.
Ces chiffres sont largement en dessous de ceux annoncés par le gouvernement français. La semaine dernière encore, la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, a indiqué que la croissance du pays pour 2007 se situerait entre 2 et 2,5%, même si elle a reconnu que le chiffre définitif serait proche de la “borne basse”. (Lire EurActiv 6/11/07)
Quant au déficit français, il devrait se situer aux alentours de 2,4% du PIB en 2007 et de 2,3% en 2008, selon le gouvernement.
Les orientations budgétaires présentées par la France à la Commission début décembre seront donc examinées avec « beaucoup d’attention », a averti Joaquín Almunia. « On entend de nombreuses suggestions de réformes, mais la croissance en France ne dépend pas des réformes annoncées mais de celles adoptées et appliquées ».
A ce sujet l’opposition entre Paris et Bruxelles continue. A l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe lundi 12 novembre à Bruxelles, Christine Lagarde a une nouvelle fois critiqué les prévisions de la Commission.
« Clairement je ne me satisfais pas des chiffres indiqués pour la croissance de 2008 en particulier », a déclaré la ministre de l’Economie. Selon elle, les prévisions de la Commission concernant le déficit français sont également « un peu pessimistes » et ne tiennent pas compte « d’un certain nombre d’éléments de fait, concernant les recettes et les dépenses ».






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