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« J’ai de bonnes raisons de penser que nous aurons un troisième trimestre d’excellente qualité, bien supérieur au deuxième trimestre », a déclaré la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, au micro de la radio Europe 1, lundi 5 novembre.  

La ministre a justifié son optimisme par les créations d’emplois “en quantité très importante au mois de septembre”, la “solidité” de la consommation et le “redressement” des exportations.

Selon elle, la crise financière des subprimes aux Etats-Unis, ne devrait en outre pas avoir de conséquences en France, l’économie américaine elle-même n’ayant pas été affectée.

Si Christine Lagarde s’est bien gardé d’évoquer le moindre chiffre pour le troisième trimestre, la ministre maintient la fourchette indiquée par Bercy, c’est à dire entre 2 et 2,5% de progression pour l’année 2007. Celle-ci a cependant reconnu que le chiffre définitif serait proche de la “borne basse”.

Au deuxième trimestre, la progression du PIB français n’avait été que de 0,2%.

Quant à la croissance pour l’année 2008, elle devrait se situer entre 2 et 2,5%, a indiqué dès à présent Christine Lagarde.

Prévisions extérieures

Ce rebond de la croissance au troisième trimestre devrait donc permettre à la France de tenir ses engagements européens, et notamment de respecter les termes du pacte de stabilité.

Début octobre, l’OCDE a pourtant publié un rapport tablant sur une croissance française de seulement 1,8%. Quelques jours plus tard, c’était au tour de la Commission européenn, d’être alarmiste. L’exécutif européen ayant situé les perspectives françaises à 1,9%.

Le respect du pacte de stabilité

Les chiffres annoncés par l’OCDE sont inquiétants pour la France pointée du doigt par l’Eurogroupe pour non-respect des critères du Pacte de stabilité. Si le pays s’est engagé à revenir à l’équilibre budgétaire en 2010, Nicolas Sarkozy a cependant clairement expliqué début juillet à ses partenaires européens que le pays n’y parviendrait vraisemblablement pas avant 2012.

Le 8 octobre dernier, le directeur de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet, a par ailleurs demandé aux pays de la zone euro de respecter « rigoureusement » le pacte de stabilité, qui prévoit de limiter les déficits publics à 3% du PIB.

La critique s’adressait directement à la France. « Pour toutes les raisons possibles, en particulier la cohésion de la zone euro, le Pacte est pour nous extraordinairement important et constitue un élément essentiel de l’Union économique et monétaire », a déclaré Jean-Claude Trichet.