« Nous prêtons attention à ce que la structure de l’intéressement promeuve la profitabilité à long terme de ses bénéficiaires », a déclaré Mme Kroes lors d’une conférence à Fiesole, en Italie le 11 septembre.

Elle a expliqué que, ces six derniers mois, de nombreux gouvernements européens s’étaient engagés auprès de Bruxelles sur la manière d’encadrer les bonus et les salaires dans les banques, bénéficiaires des milliards d’euros d’aides d’Etat depuis l’aggravement de la crise du crédit à la fin de l’année 2008.

Les ministres des Finances du G20 se sont attachés à trouver un consensus sur les projets de contrôle des bonus des banquiers, lors d’une rencontre à Londres début septembre.

Parmi les prêteurs renfloués par les gouvernements, on trouve la Royal Bank of Scotland Group Plc, la Lloyds Banking Group Plc, Dexia SA, Fortis SA/NV et la Commerzbank AG.

Mme Kroes a aussi défendu sa politique d’amendes infligées aux entreprises ne respectant pas les règles européenne de concurrence. Critiqué pour son manque de souplesse dans l’application de ces règles en plein cœur de la crise, Neelie Kroes a maintenu ses positions.

«J’ai entendu certaines critiques relatives à notre approche concernant les amendes ces derniers mois», a-t-elle dit. «Il me semble approprié, a-t-elle expliqué, de rappeler à nos détracteurs que nous avons toujours procédé dans le respect de nos limites juridiques et que les alternatives aux amendes sont les sanctions pénales», a-t-elle déclaré.

La Commission a infligé en mai une amende de 1,06 milliards d’euros (1,6 milliards de dollars) à Intel Corp, le premier fabricant de circuits électroniques du monde, sanctionnant ainsi ses efforts illégaux pour empêcher son principal rival, Advanced Micro Devices Inc, d’accéder au marché européen.

Il s’agit de la plus importante amende jamais imposée à une entreprise.

(EurActiv.com avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv.com)