Christine Lagarde et Peer Steinbrück ont écrit aux autres ministres des Finances européens, pour leur demander de porter leur effort de recapitalisation du Fonds monétaire international à 125 milliards d’euros. Une position également défendue par Londres.
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communiqué "Le FMI s’attend à une reprise de l’activité en Europe en 2010, à condition que de nouvelles mesures soient prises" 12/05/200
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Le FMI prédit un ralentissement de la croissance en Europe
Les ministres des Finances français et allemand, Christine Lagarde et Peer Steinbrück, ont écrit, lundi 31 août, à leurs homologues européens pour leur demander d’augmenter leur contribution au FMI, selon des informations obtenues par l’AFP.
L’objectif est de convaincre les Vingt-Sept, qui se réuniront à Bruxelles lors d’un déjeuner de travail informel mercredi 2 septembre, d’apporter 125 milliards d’euros au capital du FMI. Cette annonce se situe dans la continuité des engagements pris à Londres par le G20 en avril. (EurActiv.fr, 06/04/2009) Mais, à l’époque, l’UE avaient promis de porter cet effort à 75 milliards d’euros, soit environ 100 milliards de dollars.
Les ministres français et allemand demandent donc aux Etats membres d’augmenter leur participation à la recapitalisation du FMI de près de deux tiers par rapport aux engagements du mois d’avril. Avec cette lettre, ils rejoignent la position de leur homologue britannique, Alistair Darling. Dans une tribune publiée dimanche 30 août dans le quotidien The Guardian, le chancelier de l’Echiquier avait demandé à l’UE d’accroître les ressources du FMI à hauteur de 175 milliards de dollars (soit environ 122 milliards d’euros) afin de soutenir l’économie mondiale.
«L’Europe devrait montrer l’exemple et faire davantage d’efforts pour que l’objectif soit atteint», écrit le ministre britannique.
Londres s’est engagé à verser 26 milliards de dollars, soit 11 milliards de plus que prévu en avril. Paris et Berlin proposent quant à eux d’augmenter leurs contributions de deux tiers, à respectivement 18,45 milliards et 25,03 milliards d’euros. «Nous appelons nos partenaires de l’UE à nous rejoindre», précisent Christine Lagarde et Peer Steinbrück.
«Pas de position européenne» au FMI
Ce geste «serait une contribution significative pour atteindre l’objectif d’augmenter les nouveaux accords d’emprunt de 500 milliards de dollars», écrivent les ministres. En effet, il est prévu que les ressources du FMI seront portées de 250 à 750 milliards de dollars grâce à l’expansion et à la modernisation des Nouveaux accords d’emprunt (NAE).
De plus, maintenir une participation significative permettrait d’assurer que les intérêts de l’UE soient représentés de manière adéquate», arguent les deux ministres.
Une argumentation contestable, selon Jérôme Sgard, économiste et directeur de recherches à Sciences-Po. «A part pour défendre les dossiers qui les concernent très directement, les pays européens sont plutôt discrets dans la gestion au jour le jour du FMI.» Pour lui, «la relance de cette augmentation de capital au nom d’une meilleure défense des intérêts européens paraît très rhétorique». «Il n’y a pas à proprement parler de position européenne vis-à-vis du Fonds», estime-t-il.
Par ailleurs, toute augmentation des capitaux du FMI suppose que tous les pays membres suivent le même mouvement, selon la règle des quotas. Y compris les Etats-Unis. «Toutes les augmentations de capital sont très difficiles à obtenir au Congrès américain», explique Jérôme Sgard. D’autant plus qu’avec la réforme de l’assurance maladie ou les sujets environnementaux, «le président américain Barack Obama a d’autres dossiers plus urgents sur le feu», juge le chercheur. Une urgence qui ne jouera pas en faveur des Européens.
Par ailleurs, poursuit l’économiste, «l’urgence [de l’augmentation de capital du FMI] a beaucoup diminué, si l’on compare la situation actuelle à celle d’avril, au G20 de Londres, quand avait été annoncée la méga-augmentation de capital du FMI». Il conclut: «D’ailleurs, depuis, on n’en avait plus beaucoup entendu parlé.»
NICOLAS SARKOZY ET ANGELA MERKEL PREPARENT LE G20 DE PITTSBURGH
Le président français s'est rendu à Berlin, le 31 août, pour rencontrer son homologue allemande, afin de préparer le prochain sommet du G20 qui se tiendra le 24 septembre à Pittsburgh (Etats-Unis).
Ils ont annoncé l'envoi d'une lettre commune, mardi 1er septembre, au premier ministre suédois Fredrik Reinfeld. Ils y appelleront à la mise sur pieds d'une position européenne commune, en prévision du sommet.
Ils ont notamment abordé le thème de l'encadrement des bonus versés aux traders dans les établissements bancaires. « Nous voulons mettre fin au scandale des bonus », a souligné Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse. Ce point devrait également être à l'ordre du jour du G20 Finances, qui réunira à Londres les ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales, les 4 et 5 septembre.





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