Le ministre suédois des Finances, dont le pays a pris la tête de l’UE le 1er juillet, a déclaré que les hedge funds et les sociétés de capital-risque avaient besoin d’être réglementées, mais il a mis en garde contre les excès de zèle.
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Groupe socialiste, Hedge funds et private equity - une analyse critique
S’exprimant après une visite de la Commission européenne à Stockholm pour marquer le départ de la nouvelle présidence suédoise de l’UE, le ministre des Marchés financiers, Mats Odell, a mis en garde contre une réglementation financière trop zélée.
« Ce qui était nécessaire, c’était une réglementation réfléchie et équilibrée qui a aidé à prévenir les risques systémiques. Je pense qu’il y a une vision exagérée dans certains pays selon laquelle les hedge funds et les sociétés de capital-risque ont contribué à nous enfoncer dans la crise », a déclaré M. Odell à Reuters.
« Notre sentiment, c’est que ces secteurs doivent être régulés mais j’aimerais mettre en avant le fait qu’il est important que cela soit fait de manière à les laisser continuer à jouer un rôle et à contribuer au bien-être de l’Union européenne », a-t-il dit.
Faire avancer les propositions de régulation sera l’une des principales priorités de la présidence suédoise.
La Commission européenne a mis en avant des projets de réglementations sur les salaires des banquiers et les hedge funds au mois d’avril. La Commission a proposé que les gestionnaires des hedge funds soient enregistrés et assujettis à un examen rigoureux s’ils doivent opérer dans l’Union (EurActiv 30/04/09).
Les hedge funds et les groupes de capital-investissement devront faire parvenir leurs données aux superviseurs afin de prévenir le développement de risques qui pourraient déstabiliser le système financier. « Ils sont arrivés avec leur proposition et maintenant c’est à nous de trouver un consensus, a déclaré M. Odell. C’est une négociation majeure et je compte bien y participer. »
Il a précisé qu’il ne souhaitait pas entrer dans les détails mais que la Suède agirait en présidente responsable.
L’industrie de la finance en Grande-Bretagne, foyer du plus important centre financier d’Europe, s’est opposée à trop de régulation de la part de Bruxelles. Mais de nombreux commentateurs expliquent que si les propositions sont trop édulcorées, cela ne fera qu’alimenter une future crise.
(EurActiv.com avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv).





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