«Le nouveau plan de relance de Barroso ne passera pas», a estimé le vice-président du groupe les Verts/Alliance libre européenne, Claude Turmes, au cours d’un entretien accordé à EurActiv.com.

L’eurodéputé s’est clairement prononcé contre la récente proposition de la Commission d’allouer cinq milliards d’euros, du budget européen non dépensé, en faveur des projets soutenant le secteur de l’énergie (EurActiv 29/01/09). 

D’une part, il estime que cela n’aura pas un effet de relance, dans la mesure où les projets prévus prendront beaucoup de temps à se mettre en place. D’autre part, il souligne que le plan initial a été modifié par l’Allemagne et le Royaume-Uni, de sorte que les pays aux économies faibles, en particulier d’Europe de l’Est, n’en «tireront rien». 

L’eurodéputé estime que le Parlement européen, qui doit donner son approbation sur le plan de relance après le sommet européen des 19 et 20 mars, «arrêtera M. Barroso et ses idées de relance».

Il a indiqué être convaincu qu’une large majorité opposée à la proposition se dessinera, et que les libéraux, les socialistes, les verts, ainsi qu’une partie du PPE-DE, voteront contre. Il a ajouté que les principaux eurodéputés PPE-DE des pays d’Europe de l’Est jugent le plan de relance «scandaleux». 

Les responsables politiques de ces pays ont, eux aussi, déjà critiqué le plan de relance sur différents points (EurActiv 04/02/09).

«Le seul moyen de trouver un accord n’est pas d’utiliser les 3,5 milliards à titre de subventions, mais de transférer l’argent, ou au moins une grande partie de celui-ci, à la Banque européenne d’investissement (BEI), afin qu’il serve de garantie à ces investissements, en particulier pour les économies qui paient plus cher leurs prêts à la BEI», a-t-il estimé.

Interrogé sur sa volonté d’empêcher la réélection de M. Barroso à la tête de la Commission, M. Turmes a indiqué clairement que ce n’était pas son but. «Il s’agit de deux questions qui ne sont pas vraiment liées. Mon intérêt est de faire quelque chose de sensé pour l’Europe», a-t-il indiqué.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici