La nouvelle tranche d’aide ne sera versée à Athènes que si de nouvelles mesures sont prises pour réduire le déficit du pays. La Finlande a finalement obtenu les garanties qu'elle réclamait depuis plusieurs semaines.

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Le temps presse mais les dirigeants temporisent. A l’issue de leur réunion du 3 octobre, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de reporter l’attribution des 8 milliards d’euros nécessaires au remboursement d’emprunts grecs arrivant à échéance dans les prochaines semaines.
Eviter le rejet
« Nous demandons à la Grèce d'accepter des mesures supplémentaires », a déclaré Jean-Claude Juncker, ministre des Finances luxembourgeois et président de l'Eurogroupe.
Le nouveau plan consenti par la Grèce ce week-end n'est donc pas suffisant. Les dirigeants européens réclament désormais des privatisations dans le secteur de l’immobilier. Ces nouvelles conditions interviennent au lendemain d’annonces défavorables sur la capacité d’Athènes à réduire son déficit public.
L’UE demande « beaucoup aux Grecs », a commenté Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne. « Je ne voudrais pas que la crise se transforme en un front de refus social » qui s’apparenterait ensuite à « un refus de notre modèle économique », a-t-il prévenu.
Temps précieux
D’ici le 13 novembre, la troïka formée par l’UE, la BCE et le FMI fournira un nouveau rapport sur la situation économique de la Grèce. Cette échéance permettra aux ministres de rediscuter l’octroi de la sixième tranche d’aide.
Un autre point important est actuellement débattu. Les négociations qui s’étaient tenues l’été dernier, aboutissant à un deuxième plan de sauvetage, avaient longtemps achoppé sur la participation des créanciers privés. Aujourd’hui, les dirigeants n’excluent pas une révision : « Nous devons prendre en compte que des changements sont intervenus depuis les décisions prises le 21 juillet », a indiqué Jean-Claude Juncker. Des modifications d’ordre « technique » sont à prévoir.
Une perspective que réfute fermement le président de la Deutsche Bank, Josef Ackermann. « Si nous rouvrons l'accord volontaire du 21 juillet, non seulement nous perdrons un temps précieux mais aussi très probablement le soutien du secteur privé », a averti Josef Ackermann, le banquier dans un entretien accordé ce week-end au journal grec Kathimerini. « L'impact d'une telle décision sera incalculable. C'est pourquoi je mets en garde avec la plus grande énergie contre toute révision matérielle ».
Garanties finlandaises
Les sept heures de discussions entre les ministres des Finances de la zone euro ont par ailleurs donné gain de cause à la Finlande. Depuis plusieurs semaines, Helsinki réclamait des garanties en échange de sa participation au second plan d’aide (chiffré à 109 milliards d’euros pour les bailleurs publics).
"Les collatéraux seront mis en place progressivement grâce à des dépôts sur un compte séparé dans lequel ils seront intégralement investis en obligations AAA sûres", a précisé le gouvernement finlandais dans un communiqué.
Cette annonce pourrait devenir un motif d’inquiétude potentielle et être perçu par les marchés comme un défaut de solidarité surtout que le dispositif serait ouvert à tous les pays de la zone euro qui en feraient la demande






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