Le rôle de l'UE dans la gouvernance mondiale

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Un nombre croissant d'institutions et d'accords internationaux tentent de relever les défis majeurs du monde actuel en matière d'économie, d'environnent et de sécurité. Quel est le rôle de l'UE dans ce nouvel ordre mondial ?

Onglets horizontaux

Vue d'ensemble

A l’heure de l’interdépendance croissante entre les pays et du changement de l’équilibre des pouvoirs, notamment avec la croissance économique de la Chine et d’autres pays émergents, l’UE tente de définir le rôle qu'elle jouera au sein de la gouvernance mondiale.

Bien que la « gouvernance mondiale » soit un terme relativement nouveau, elle se réfère à un thème très ancien : la coopération entre les Etats souverains sur des défis communs.

Ces défis incluent désormais des réductions tarifaires, des droits agricoles et de propriété intellectuelle, des réponses aux crise économiques et financières, des questions environnementales telles que le changement climatique et la biodiversité, le contre-terrorisme, la prolifération nucléaire, la migration, le trafic de drogue et d'êtres humains ainsi que les risques sanitaires tels que les pandémies.

En pratique, la coopération sur ces questions se développe via des institutions formelles, telles que les Nations unies, l’Organisation mondiale du commerce, et même l’UE, et ce grâce à des sommets informels, comme lors des conférences du G8-G20 et des conférences intergouvernementales sur le changement climatique et la diversité.

Un rapport conjoint du US National Intelligence Council et de l’Institut des études de sécurité de l’UE définit plus largement la gouvernance mondiale comme « toutes les institutions, les partenariats et les réseaux qui contribuent à l’action collective et à la résolution des problèmes à l’échelle internationale.

Ces dernières années ont vu naître des intérêts nationaux divergents, des difficultés concernant la mise en œuvre pratique d’accords et le manque de confiance de la part des parties négociatrices dans plusieurs domaines. Certains dirigeants ont prévenu du déclin dans la volonté de mettre en place une coopération multilatérale efficace.

Notre problème majeur reste le phénomène de « parasitisme », par lequel certains pays prennent la décision d’agir sur certains problèmes, alors que les bénéfices d’une telle initiative ont un impact sur tous les autres. Un bon exemple est celui du changement climatique, où les coûts économiques de la réduction des émissions de CO2 sont nationaux, mais les bénéfices potentiels sont partagés par tous.

Des institutions et des forums visant à encourager la coopération internationale continuent d’émerger. Une question clé est de réformer la représentation dans ces instances, dont beaucoup ont été établies suite à la Seconde Guerre mondiale, de manière à refléter les réalités du XXIe siècle, et en particulier le pouvoir économique croissant des pays émergents tels que la Chine, l’Inde et le Brésil.

Ces développements incluent l’expansion du G8 vers le G20, des changements à l’OMC et au FMI, et des appels perpétuels à réformer les Nations unies et leur Conseil de sécurité.

Tout cela s'inscrit dans un contexte où, depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, l’UE s’est fixée de nouvelles ambitions pour devenir une force puissante et cohésive dans les affaires internationales, notamment avec la création du Service européen d’action extérieure.

Les questions significatives à aborder ici incluent la capacité des gouvernements européens à coordonner leurs positions, ainsi que l’amélioration de la représentation formelle de l’UE dans diverses institutions et forums.

Il n’est pas certain que l’UE sera capable de relever le défi de la définition des règles pour le siècle prochain et de ne pas se sentir marginalisée sur la scène internationale par les Etats-Unis, la Chine et d’autres pays émergents.

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