Le Japon vit une catastrophe après le séisme suivi d’un tsunami qui a frappé l’île le 11 mars 2011, causant d’importants dégâts à plusieurs réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Il s’agit d’un accident grave, classé au niveau le plus élevé sur l’échelle internationale des évènements nucléaires (INES), et caractérisé par « un rejet majeur de matières radioactives avec des effets considérables sur la santé et l’environnement ».

La gravité de la situation japonaise questionne à nouveau la sûreté nucléaire et l’évaluation des risques en cause en Europe et dans le monde. Bien que la situation géogra- phique et géologique en Europe ne soit pas comparable à celle du Japon, les centrales nucléaires européennes sont exposées à de nombreux risques, principalement d’ori- gine naturelle (inondations, forte chaleur, etc.), humaine (attaques terroristes, erreur opérationnelle, etc.) ou tech- nologique (dégradation progressive des installations, défaillance technique, etc.).