Si les opinions publiques, notamment l’opinion française, constatent avant tout une défaillance des politiques européennes dans l’accompagnement de la mutation sociale et économique que vit l’Europe, le rapport estime que de réelles avancées ont été réalisées au cours des dernières décennies : « L’Union européenne peut revendiquer un acquis social communautaire qui, joint aux acquis de chacun des Etats membres, continue de la distinguer de l’ensemble des autres parties du monde, y compris des Etats-Unis et du Japon. »

Partant de ce constat, il expose deux visions contradictoires sur la dimension sociale de la construction européenne. Selon certains, il faut s’en tenir à l’acquis des dernières années, voire le réviser selon les critères et objectifs du ‘Mieux légiférer’, une initiative de la Commission visant à simplifier et à alléger la réglementation communautaire. Pour d’autres, l’objectif de cohésion sociale inscrit dans la stratégie de Lisbonne  « implique au contraire des politiques volontaristes et la poursuite de l’harmonisation des règles sociales au plan européen. »

Ce document s’inscrit dans le contexte de la réflexion sur l’avenir du projet européen et fait écho aux travaux menés par la Commission européenne dans la lignée de sa communication de mai 2006 « Un projet pour le citoyens – Produire des résultats pour l’Europe ».

Pour télécharger ce rapport: Quelle dimension sociale pour le projet politique européen? Contribution et pistes d’actions