Après avoir rappelé les objectifs de l’Union en matière de protection sociale et de solidarité inscrits dans le traité constitutionnel, l’auteur tente de démontrer la volonté sociale des gouvernements européens, illustrée notamment par l’adoption en 2000 d’un plan décennal visant à relancer la croissance et le développement durable.
Cependant, cette volonté est souvent remise en question : « il est reproché aux institutions européennes la mise en œuvre d’une concurrence défavorisant les travailleurs les mieux protégés et les mieux rémunérés. (…) Il a aussi été affirmé que les réformes du marché de l’emploi dans les Etats membres convergent vers un ‘moins-disant social’. » Selon l’auteur, il s’agit d’une conclusion hâtive, l’UE s’efforçant de lutter contre l’exclusion sociale et de mener une politique d’inclusion sociale.
Philippe Garabiol s’attache ensuite à établir la spécificité du modèle social européen. Selon lui, il s’agit de la convention collective, qui est la clé de voûte de l’architecture de ce modèle. Il ajoute qu’elle représente un choix culturel fort distinguant l’Europe des Etats-Unis et qu’en ce sens, « l’identité européenne trouve un de ses fondements les plus authentiques dans le modèle social européen. » Il estime toutefois qu’il faudrait « renforcer le sentiment d’une identité sociale européenne à travers l’adoption d’une série de mesures qui manifesterait l’esprit social européen. »
Pour télécharger cette étude: Le modèle social européen ou la création d’une identité sociale européenne



"La mobilisation du Feder est un exercice hautement technique"
"Nos partenaires chinois réagissent beaucoup à la pression"
Newsletter
Ecrire un commentaire