Initialement, le système de retraite suédois prévoyait une pension universelle forfaitaire à laquelle s’ajoutait une pension complémentaire de nature contributive. En quête d’un équilibre financier à long terme et d’une plus grande équité, la Suède a initié, en 1994, un processus de réforme qui s’est étalé sur près de 15 ans.

Le nouveau système met en place une retraite minimale garantie pour les personnes ayant peu cotisé financée sur le budget de l’Etat. La pension complémentaire est, quant à elle, divisée entre un régime de cotisation en répartition et un autre en capitalisation.

Concrètement, chaque assuré dispose d’un compte sur lequel ses cotisations sont créditées virtuellement. Le capital accumulé tout au long de la vie active est, ensuite, divisé par un coefficient basé sur l’espérance de vie à la retraite. En parallèle, les retraites sont indexées sur l’inflation en moyenne.

Les comptes en capitalisation sont gérés par une agence gouvernementale. Le capital est ensuite converti en rente, en fonction de l’espérance de vie moyenne à la retraite de la génération de l’assuré, d’une option de réversion et d’un taux d’actualisation.

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