La crise de la dette souveraine dans la zone euro pose la question de la solidarité au sein de l'Union économique et monétaire. Dans une note publiée par le think tank Notre Europe, Sofia Fernandes et Eulalia Rubio font des propositions sur le type et le degré d'entraide nécessaire pour sortir de la crise.
Recherches
Au cours de la première décennie d’existence de l’Union économique et monétaire (UEM), aucun débat d’ampleur n’a été organisé sur les implications en termes de solidarité de la création d’une monnaie unique.
Toutefois, depuis 2010, la crise de la dette dans la zone euro a contraint ses États membres à certaines avancées dans l’exercice de la solidarité, qui étaient inimaginables à peine quelques années plus tôt. Un vif débat s’en est donc suivi sur le sens de la solidarité dans le contexte de l’UEM et sur le degré de solidarité nécessaire pour sortir de la crise.
Sur la base d’une distinction conceptuelle entre deux logiques, l’une basée sur la réciprocité, l’autre sur le principe de « l’intérêt personnel éclairé », Sofia Fernandes et Eulalia Rubio présentent comment la question de la solidarité a été traitée au moment de la création de l’UEM et comment la solidarité et la coordination étaient exercées avant la crise.
Puis, elles analysent la mise en œuvre de la solidarité durant la crise et identifient plusieurs obstacles importants qui nuisent à l’efficacité des efforts de solidarité de l’UE. Sur cette base, elles font des propositions sur le type et le degré de solidarité nécessaire pour sortir de la crise et pour créer à long terme une UEM pouvant fonctionner correctement et durablement.





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