En décembre 2009, un événement marquait les esprits et les pages des quotidiens. L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ? Non, plutôt la série de grèves des fonctionnaires européens, remontés contre les Etats membres qui leur refusaient la totalité de leur revalorisation salariale. Initialement fixée à 3,7% pour l’année 2009 et finalement réduite de moitié par le Conseil. Pour la Commission européenne, il s’agit d’une affaire de droit, le Conseil ayant formellement adopté en 2004 la méthode de calcul de cette revalorisation annuelle. Pour les Etats membres, l’affaire est en revanche une affaire un peu embarrassante voire carrément déplacée : confrontés à la crise économique et financière, certains avaient annoncé le gel des salaires de leurs fonctionnaires nationaux…

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