Dans une chronique publiée par Euros du Village, son président Mathieu Collet, critique l'incapacité de l'Europe à se mobiliser collectivement autour de grands projets industriels.
L’Union Européenne n’a pas fini de montrer des signes inquiétants de son incapacité à rivaliser avec les grandes puissances de ce monde. Pire, elle tend à se couvrir de ridicule, en particulier face à la Chine. Après l’exemple de la Grèce, c’est dans le domaine spatial qu’elle se montre incapable d’être à la hauteur. Et elle prouve une fois de plus que la Chine menace moins l’Europe que l’Europe elle-même.
Ce dimanche 31 octobre, Shanghaï aura clos les portes de la plus importante exposition universelle de l’histoire, avec pas moins de 192 pays représentés et près de 73 millions de visiteurs. C’est le terme de six mois pendant lesquels la Chine, nouveau centre du monde, en aura également été la vitrine.
Le même jour, à 00h26, Beijing envoyait dans l’espace le sixième satellite de son réseau de navigation et de positionnement, « Beidu 2 », également appelé « Compass ». Une pierre supplémentaire au programme de lancements initié en 2007, qui vise à mettre en place un réseau de 35 satellites capables de rivaliser avec le système GPS américain et le GLONASS russe. Le réseau commencera à fournir des services de navigation par satellite pour la région de l’Asie-Pacifique en 2012 et des services globaux dès 2020.
Voilà pour nous, pauvres Européens que nous sommes, une nouvelle claque qui, si elle a de quoi nous assommer, devrait plutôt nous faire réfléchir. En effet, notre fameux système Galileo, lancé en 1999, censé justement prendre de court et devancer les technologies russe et surtout américaine, demeure embourbé dans les désaccords politiques et les limbes administratives.




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