Le premier ministre a rappelé l'engagement de la France de placer son déficit sous la barre des 3% d'ici 2013.
Revue de presse
Pour tenir l'engagement français de ramener son déficit de 8% à 3%, il faut "réduire le déficit public de 100 milliards d'ici 2013", a expliqué François Fillon lors d'un discours devant de nouveaux adhérents de l'UMP à Paris, samedi 11 juin. L'objectif étant de faire passer le déficit de la France sous la barre des 3% prévu par le pacte de stabilité d'ici 3 ans.
Un montant dont la répartition a été détaillée par le premier ministre, sous forme de réductions de dépenses ("45 milliards en réduisant la dépense publique, cinq milliards sur la réduction des niches fiscales") et d'augmentations de recettes ("35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recettes conjoncturelles").
Les 15 milliards restants "correspondront à la fin des mesures que nous avons pris pour relancer l'économie et qui n'ont naturellement pas vocation à durer au-delà de cette période de relance", a-t-il dit.
La Commission européenne doit faire le point sous peu sur la mise en oeuvre du programme de stabilité que lui a transmis Paris pour résorber un déficit estimé à 8% du produit intérieur brut en 2010. Un déficit que le programme de stabilité entend faire baisser à 6% du PIB en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013, sous réserve d'une croissance de 2,5% à partir de 2011.
La France a déjà annoncé début mai le gel en valeur des dépenses de l'Etat sur trois ans, une baisse de 10% des dépenses de fonctionnement de l'Etat et cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales.
L'Allemagne a présenté pour sa part le 7 juin un plan d'austérité qui prévoit des économies d'un montant global de 80 milliards d'euros d'ici à 2014. Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se rencontrent lundi 13 juin à Berlin.
"Ce qui nous rattrape aujourd'hui, c'est notre handicap par rapport à l'Allemagne en termes de réformes structurelles et de réduction de la dette et des déficits", relève Jean-Pierre Jouyet dans Le Monde daté des 13 et 14 juin.
"Jusqu'à présent, compte tenu de la réunification, le volume de dette annuel émis par l'Allemagne était supérieur à celui de la France. Dans les années à venir, avec l'assainissement financier allemand et la réduction du coût de la réunification, ce sera l'inverse. Les marchés anticipent ce retournement", déclare le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, juge possible que la France réussisse à faire baisser son déficit public à 3% du PIB en 2013. Il faut pour cela des mesures sur les dépenses et les recettes publiques mais aussi des mesures structurelles, a-t-il déclaré lors de l'émission "Internationales" sur RFI et TV5 Monde.





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