Le Fonds monétaire international estime que les risques pesant sur la croissance pour 2011 et 2012 sont toujours importants.

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« L’économie mondiale est dans une nouvelle phase dangereuse », estime le Fonds monétaire international (FMI) dans ses nouvelles ‘perspectives économiques mondiales’.
Le FMI a réduit ses prévisions de croissance pour la zone euro à 1,6% pour cette année et 1,1% seulement pour 2012, soit respectivement 0,4 et 0,6 point de moins qu'attendu en juin.
Deux sources de fragilité
Deux risques majeurs pèsent sur la croissance, selon l’institution. La crise de la dette dans la zone euro, qui est « hors du contrôle des décideurs européens » en dépit de leur engagement à trouver une solution, et la situation économique et budgétaire aux Etats-Unis.
Le Fonds estime qu’elle pourrait être aggravée par une impasse politique dans les négociations pour réduire le déficit public, un marché immobilier toujours en berne ou une augmentation rapide du taux d’épargne des ménages.
Le poids des dettes publiques, le ralentissement de l'activité et les turbulences sur les marchés financiers menacent la reprise économique en Europe et exigent une réaction rapide des dirigeants politiques et de la Banque centrale européenne (BCE), explique le FMI.
Mesures préventives
Il demande aux leaders européens de faire « tout ce qu’il faut pour préserver la confiance dans les politiques nationales et l’euro » et à la BCE de réduire son taux directeur si les perspectives de croissance et d’inflation se détériorent.
Le Fonds invite également la BCE à poursuivre ses rachats d'obligations, en attendant l'entrée en application de la réforme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui doit lui permettre de procéder à ce type de rachats.
Renforcer leurs fonds propres
Parallèlement, le FMI prône un renforcement du système financier, une recommandation déjà évoquée ces dernières semaines par Christine Lagarde mais qui a été plus que fraîchement accueillie en Europe.
Les banques devraient "passer immédiatement à l'action" pour lever des capitaux privés et "devraient être plus ambitieuses que ce que les superviseurs jugent nécessaires", souligne le Fonds.






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