Le président du syndicat agricole, Jean-Michel Lemétayer, appelle la Commission européenne et le G20 à résoudre la question des stocks.
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Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
Rapport Perrin sur la gestion des aléas économiques en agriculture
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Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a apporté sa pierre aux débats sur l’encadrement des marchés de matières premières, mercredi 1er septembre.
«Avec le démantèlement des organisations de marché, opéré depuis 15 ans, nous sommes livrés à la loi pure et dure du marché mais aussi à la spéculation», a-t-il déclaré, fustigeant «une volatilité des marchés» insupportable pour les paysans.
«Les chefs d’Etat n’ont pas le droit de jouer avec l’alimentation des peuples», a-t-il renchéri. Au-delà du concept de «régulation», le patron de la FNSEA souhaite que les dirigeants du G20 et la Commission européenne résolvent la question des stocks. «Sommes-nous aujourd’hui capables d’avoir des stocks pour réguler les marchés?», a interrogé M. Lemétayer.
L’aide au stockage privée est, de longue date, l’une des revendications-phares du syndicat agricole. «Il suffit d’1% de trop sur un marché pour que les cours s’écroulent», a déploré M. Lemétayer.
«Il appartient à la Commission européenne de ne pas laisser faire le tout marché qui détruit les producteurs et ne profite même pas aux consommateurs», a-t-il ajouté.
Ces propos interviennent le lendemain de l’envoi à la Commission européenne d'un courrier par trois ministres français, réclamant l’encadrement des marchés de matières premières.
Dans une note jointe à la lettre ministérielle, la France préconisait notamment que ces dispositions envisagent «un régime d’abus de marché» propre aux marchés de produits de base. Cette note, rédigée par les services de Bruno Le Maire, recommande aussi de promouvoir des mesures de transparence accrue, «notamment sur les marchés physiques» afin d’améliorer les mécanismes de formation des prix.
La question des matières premières sera également au centre de la présidence française du G20, qui débute en novembre, a annoncé le président de la République, Nicolas Sarkozy, fin août.
Le président de la FNSEA est également revenu sur l’accord intervenu dans le secteur laitier, à la mi-août. Après plusieurs jours de blocage, les transformateurs et les producteurs sont parvenus à s'accorder sur un prix du lait qui convienne aux deux parties, à 330 euros pour 1000 litres (+10%). «Il est normal que beaucoup le jugent une nouvelle fois insuffisant», a concédé M. Lemétayer. «Mais cet accord a l’avantage de donner une lisibilité pour les producteurs jusqu’à la fin de l’année», a-t-il poursuivi. Cet accord se place dans le contexte de la disparition définitive des quotas laitiers, prévue en 2015. «La décision de sortir des quotas est prise. Il faut s’y préparer sans céder sur l’essentiel», a-t-il déclaré.
La Commission européenne organise, les 20 et 21 septembre à Bruxelles, une audition publique sur la révision de la directive sur les marchés d’instrument financiers (MIF), en présence du commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier, et de son homologue à l’Agriculture, Dacian Ciolos. Les organisateurs ont prévu d’y aborder la question des marchés de matières premières et leur éventuel encadrement.




Réactions
Biac (non vérifié), le 06/09/2010
les grandes structures ne veulent plus stocker, coût de mains d'oeuvre (marginale), et surtout prix du mètre carré stockage (réfrigéré), de plus s'ajoute les spéculateurs sur les matières agricoles, ... c'est un monde minoritaire polluant le monde agricole relié aux faillites bancaires et boursières récurentes voire permanentes (utopie capitaliste imposée par la force du collectivisme social républicain ou socialo communiste)
le problème global étant posé reste à continuer de travailler la réalité du terrain, la multiplication de petites unités à l'échelle locale (rurale et urbaine), qui peuvent stocker localement une petite production de qualité, sans polluer, reconversion vers les tehniques BiO, en lien avec les petites unités de consommation urbaine.
Ne plus se présenter sur les marchés volatiles polluants mais poursuivre l'immense remaillage de l'ensemble globlal des petits marchés locaux restructurants l'économie nouvelle mondiale à partir des petites régions européennes, voir la construction des eurodistricts. C'est la durabilité locale qui absorbe la volatilité mondiale.
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