La première année du nouveau gouvernement de coalition entre Conservateurs et Libéraux-Démocrates à Londres a été marquée par une approche plus positive des dossiers européens que ne pouvaient le laisser craindre les positions des Conservateurs dans l'opposition, que ce soit dans l'approche des questions budgétaires ou la mise en place du traité de Lisbonne.

Mais le gouvernement, en restant à l'écart des débats sur la crise de la dette souveraine et l'avenir de l'euro ainsi qu'en privilégiant les solutions bilatérales à la résolution des crises court le risque d'un isolement croissant au sein de l'Union, symbolisé depuis 2009 par le retrait des eurodéputés conservateurs du groupe du parti populaire européen (PPE).