Dans cette analyse, publiée par la Fondation Robert Schuman, Angel Sanchez Navarro, professeur de droit constitutionnel à l'Université Complutense de Madrid, revient sur les élections générales espagnoles. Il estime que le respect des engagements pris auprès de l'Union européenne constituera la priorité absolue du prochain gouvernement, dirigé par Mariano Rajoy.
En mars 1996, le Parti Populaire (PP) dirigé par José María Aznar s'imposait pour la première fois aux élections législatives espagnoles, mettant ainsi un terme à treize années consécutives de Gouvernements socialistes (1982-1996). À cette époque, les données officielles faisaient apparaître une situation économique très difficile: une faible population active (seulement 51,03% du total, 12.626.700 personnes), fortement touchée par un chômage atteignant 22,83% (en termes absolus, 3.280.000 chômeurs et, par conséquent, un taux d'emploi de 39,38% seulement. Au même moment, la dette publique dépassait 60% du PIB (63,3 en 1995; 67,4 en 1996), et connaissait une rapide et constante augmentation du fait de l'important déficit budgétaire (en 1995, 6,5% du PIB).
Lorsque huit ans plus tard, en mars 2004, le Parti Socialiste (PSOE) récupéra la majorité, la population active avait progressé, à hauteur de 55,89% (17.600.000 personnes), le chômage avait baissé à 11,38 % (2.287.000 chômeurs); par conséquent le taux d'emploi avait augmenté de plus de dix points, à hauteur de 49,46% de la population espagnole. La réduction drastique du déficit public (3,2% en 1998, 1% en 2000; 0,5 en 2002; 0 en 2004) avait permis de ramener la dette publique à 46,3% du PIB.





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