En mars 1996, le Parti Populaire (PP) dirigé par José María Aznar s'imposait pour la première fois aux élections législatives espagnoles, mettant ainsi un terme à treize années consécutives de Gouvernements socialistes (1982-1996). À cette époque, les données officielles faisaient apparaître une situation économique très difficile: une faible population active (seulement 51,03% du total, 12.626.700 personnes), fortement touchée par un chômage atteignant 22,83% (en termes absolus, 3.280.000 chômeurs et, par conséquent, un taux d'emploi de 39,38% seulement. Au même moment, la dette publique dépassait 60% du PIB (63,3 en 1995; 67,4 en 1996), et connaissait une rapide et constante augmentation du fait de l'important déficit budgétaire (en 1995, 6,5% du PIB).
 
Lorsque huit ans plus tard, en mars 2004, le Parti Socialiste (PSOE) récupéra la majorité, la population active avait progressé, à hauteur de 55,89% (17.600.000 personnes), le chômage avait baissé à 11,38 % (2.287.000 chômeurs);  par conséquent le taux d'emploi avait augmenté de plus de dix points, à hauteur de 49,46% de la population espagnole. La réduction drastique du déficit public (3,2% en 1998, 1% en 2000; 0,5 en 2002; 0 en 2004) avait permis de ramener la dette publique à 46,3% du PIB.