Les crises récentes ont mis l’Union européenne à rude épreuve. Face à la succession des chocs globaux (crise financière, révoltes arabes, etc.), les Européens ont  découvert avec frustration les limites de la gouvernance européenne. La complexité de celle-ci a empêché l’Union de parler d’une seule voix face aux inquiétudes des marchés financiers, de ses partenaires et de ses citoyens.

Sur un registre plus strictement financier, la crise des finances publiques de certains Etats membres de la zone euro a replacé la question de l’intégration économique européenne au coeur des débats. Des Cassandre, notamment américaines, se sont empressées de prédire l’éclatement de la zone euro et sont plus que jamais pessimistes face à des événements qui crédibilisent chaque jour un peu plus leurs inquiétudes [1]. D’autres analyses ont souligné que c’est dans les crises que la construction européenne avait le plus progressé. Qui croire ?