Lors du Conseil européen du 30 janvier […], les Chefs d’Etat et de gouvernement [ont été] appelés à approuver le projet de « Pacte budgétaire » élaboré depuis leur dernière réunion du 9 décembre et à anticiper à mi-2012 l’entrée en vigueur du traité relatif au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) qui succédera au Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Ils [doivent] également donner une nouvelle impulsion au plan d’aide à la Grèce actuellement hypothéqué par l’impasse dans les négociations relatives à la participation du secteur privé (PSI – Private Sector Involvement), et sans doute ré-examiner la situation du Portugal fragilisée par la dégradation de sa note par Standard & Poor’s au niveau « d’investissement spéculatif ».

Dans ce contexte, les développements qui suivent s’attachent à montrer qu’un véritable mécanisme de garantie mutuelle crédible serait seul susceptible d’apporter le niveau de sécurité indispensable au rétablissement de la confiance sur le marché des obligations souveraines de la zone euro.