La députée PS revient sur l'avis de la Cour de justice de l'UE, selon laquelle la création d’une juridiction spécifique pour les brevets n’est pas compatible avec le droit européen.

Documents officiels
Cour de justice de l'Union européenne
Avis sur la juridiction du brevet européenCommission européenne
Décision du Conseil autorisant la coopération renforcée pour la création d'un brevet européen unitaire (anglais)Commission européenne
Brevets: la Commission permet à certains États membres d'avancer sur un brevet unitaireConseil de l'Union européenne
Conclusions du Conseil compétitivité du 25 et 26 novembre
La Cour de Luxembourg estime que la création d’une juridiction européenne spécifique pour juger les litiges dans ce domaine n’est pas compatible avec le droit de l'UE. Quelle est votre réaction ?
Je suis plutôt satisfaite de l’appel à clarification que fait la CJUE. D’une ceraine manière, il permet d’éviter que l’on construise une usine à gaz sur la question des brevets unifiés. Le projet initial de la Commission prévoyait une législation à cheval entre le droit communautaire et le droit privé qui régit l’Office européen des brevets.
Nous ne pouvons pas avoir une situation hybride dans ce domaine.
Ce jugement enterre-t-il le brevet européen, en discussion depuis sept ans?
Pas du tout. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. On n’enterre pas le brevet européen sous le prétexte que le montage proposé par la Commisison n’est pas conforme au droit communautaire, et que le dossier est mal ficelé. La nécessité du brevet européen est toujours aussi importante. Il faut rendre ce projet compatible avec le droit communautaire.
Il ne faut pas que tout ceux qui sont opposés à la création du brevet européen s’appuient sur cette décision pour dire qu’il est impossible de créer une juridiction pour les brevets.
La Commission doit revoir sa copie. J’espère qu’elle a un plan B. Sinon, il lui reste quelques temps pour faire une nouvelle proposition.
Que peut-elle proposer?
Je suggère de créer, au sein de la Cour de justice de l’UE, une juridiction ad hoc, qui serait spécifiquement chargée des brevets. Ce pourrait être une chambre des brevets, par exemple. Elle serait incluse dans une institution européenne, reconnue par le droit européen, dont les décisions s’imposent à l’ensemble des Etats membres.





Réactions
l'axe germano-français (non vérifié), le 11/03/2011
Cette fois-ci nous avons échappé de justesse au diktat franco-allemand.
Il serait quand même temps que les autres quinze membres de la zone euro s'organisent pour ne pas se laisser tout imposer par les deux grands, qui bien sur, comme tous les grands, ils essayent de tourner les choses à leur avantage.
Pourquoi, par exemple, les brevets devraient-ils être déposés en trois langues: français, allemand et anglais?
Alors que l'anglais suffirait bien, de plus pourquoi, s'il faut trois langues, ne pas prendre l'espagnol, bien plus parlé dans le monde que l'allemand?
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