Le chef de l'Etat a détaillé les priorités de la présidence française du G20 en 2011, lors de la réunion annuelle des ambassadeurs à Paris.

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Présidence de la République française - Elysée
Discours de Nicolas Sarkozy, conférence des ambassadeurs, 25 août 2010Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
G20 finance et avancées des réformes de la régulation financière, dossier de presse 2 juin 2010G20
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Positions
Conseil de l'Union européenne
Lettre conjointe Barroso/Van Rompuy aux dirigeants du G20
A la tête du G20 en 2011, la France n’a pas l’intention de se limiter à de la “gestion” et “veut ajouter de nouveaux chantiers”. “S’en tenir à cet ordre du jour serait condamner le G20 à l’enlisement et le monde à de nouvelles crises”, a déclaré le président français dans un discours prononcé lors de la Conférence des ambassadeurs, mercredi 25 août. Les priorités de la France pour ses futures responsabilités n’ont cependant rien de très neuves.
La réforme du système monétaire international est le premier objectif de Nicolas Sarkozy. “La prospérité de l’après-guerre devait beaucoup à Bretton Woods, à ses règles et à ses institutions. Depuis le début des années 70, nous vivons dans un non-système monétaire international. Il n’y a pas de système monétaire international”, a martelé le chef de l’Etat.
Cette idée ne date cependant pas d'hier. En octobre 2008, au tout début de la crise économique, le président français, alors à la tête de l’UE, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avaient déjà proposé cette réforme, lors de leur première visite aux Etats-Unis. Ce nouveau Bretton Woods devait être discuté par les Etats les plus industrialisés au cours de leurs rencontres au sein du G20. Mis de côté par le sommet de Londres le 1er avril 2009, le dossier n’a pas été réouvert depuis. Au plan international, l'idée suscite des réserves, notamment des Etats-Unis.
Cette réforme pourrait tout d’abord être discutée “lors d’un séminaire entre les meilleures spécialistes, en Chine”, a suggéré Nicolas Sarkozy. Elle reposerait, selon lui, sur trois axes: le renforcement des mécanismes de gestion de crise, la remise en cause de la domination du dollar sur le système monétaire international et une meilleure coordination des politiques économiques et monétaires. A ce sujet, Nicolas Sarkozy estime d’ailleurs nécessaire de “définir un nouveau cadre de concertation” sur les évolutions de change, à la place du G7 existant, pour y inclure la Chine.
Volatilité des matières premières
Deuxième grand chantier de la France, la régulation des marchés de matières premières. Comme il l’avait annoncé au mois d’avril dernier lors d’une visite dans l’Essonne, le président français souhaite que le G20 trouve des solutions pour limiter la volatilité des prix des matières premières. Il estime tout d’abord nécessaire de “s’interroger sur le fonctionnement même des marchés de dérivés des matières premières”. Concernant les denrées agricoles, Nicolas Sarkozy a évoqué plusieurs pistes de réflexion comme la transparence des marchés, les politiques de stockage et la création par les institutions financières internationales “d’outils assurantiels pour permettre aux pays importateurs de se couvrir contre la volatilité des cours”.
Il a également rappelé que la France ferait des propositions pour lutter contre la volatilité des prix de l’énergie, lors du G20 de Séoul des 11 et 12 novembre 2010, comme elle en avait reçu le mandat.
Le président français à enfin répété que le renforcement de la gouvernance économique mondiale sera le dernier cheval de bataille de Paris lors de sa présidence du G20 en 2011. “Le G20 a décidé qu’il serait le “principal forum” mondial pour les questions économiques et financières. Encore faut-il qu’il se donne les moyens de travailler efficacement”, a déclaré Nicolas Sarkozy. Et de proposer la mise en place d’un secrétariat permanent du G20 qui "permettrait d’assurer la transition entre les différentes présidences."
Accord sur le climat
Le président français a également rappelé son souhait de voir mise en place une taxe sur les transactions financières. Soutenue par l’UE lors du Conseil européen de juin, cette idée suscite cependant peu d’enthousiasme du côté de la communauté internationale.
Nicolas Sarkozy a enfin suggéré de “parler au sein du G20 du financement d’un accord sur le climat”. Le sommet de Cancun de décembre prochain, qui doit trouver un accord sur les suites du protocole de Kyoto après l’échec de Copenhague arrive juste après la réunion du G20 de Séoul. Alors que peu de promesses faites en 2009 dans la capitale danoise ont été suivies d'effets, le chef de l’Etat a rappelé la nécessité pour l’Europe et les autres pays développés de “tenir les engagements pris”, en ce qui concerne l’aide aux pays en développement pour lutter contre le changement climatique, la mise en place de financements innovants ou la protection des forêts.
Peu disert sur le G8, le président français a cependant indiqué que la France voyait “un bel avenir” à cette réunion dont la prochaine édition a lieu au printemps prochain à Nice. L’Afrique, l’Iran, la situation au Proche Orient et l’Afghanistan en seront les principaux thèmes.
CALENDRIER:
- 11-12 novembre 2010: G20 de Séoul, la France prend la présidence du G20 pour un an
- Printemps 2011: Réunion du G8 à Nice





Réactions
Gwen (non vérifié), le 26/08/2010
Le G20 n'a aucune légitimité, c'est un groupe autoproclamé qui discute et trouve de belles idées... mais celles-ci ne sont jamais appliquées ! C'est bien de faire des propositions, de prendre des engagements qui ne sont jamais tenus, mais c'est beaucoup mieux d'agir, en particulier dans le cadre de l'Union Européenne !
Anonyme (non vérifié), le 26/08/2010
Plus c'est gros , plus ça occupe le terrain . La grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf.
On a des prétentions sur ce que les autres doivent faire alors que chez soi l'on ne fait rien sinon de l'esbroufe de Tartarin , des injonctions et une chasse continue aux boucs émissaires . La pratique consubstantielle des sophismes de prétoire tient lieu de pensée unique . Le fameux J 4 ou 6 M est battu à plate couture dans ce genre de dirigeant .
Rodet Daniel (non vérifié), le 30/08/2010
Je salue la perspective de cette présidence ; en effet, la volatilité des MP est au cœur de la crise financière : elle date de la Commodification des années 70 !
trucmuche (non vérifié), le 13/09/2010
Sarko est parfait dans ce role là. Son goût immodéré du pouvoir peut totalement s'exprimer dans ce type d'organisation qu'est le G20. Mais le paradoxe, c'est qu'il peut faire avancer les choses. C'est une schizophrénie classique de l'homme politique au sommet, incapable de faire avancer son pays mais capable de grandes idées et de volonté exacerbée d'imposer sa marque au monde. Pourtant, dieu sait que je n'apprécie guère cet homme là, mais je pense qu'au G20, durant 1 an, il va faire des étincelles parce qu'il aime ça et qu'il sera le roi du monde !
Après tout, qu'importe le flacon pourvu qu'on aie l'ivresse. Une refonte de notre système financier mondial devient urgent car cela part dans tous les sens. Regardez l'action de Sarko au moment de la crise monétaire. il a été un des acteurs majeurs pour enrayer le processus infernal de la dégringolade type 1929. La paradoxe là aussi est que cet homme qui a été élu en France par les tenants du capital, se retrouve propulsé dans des circonstances qui vont l'amener à réguler ce même capital. Cela sera une belle pirouette probablement non voulue par lui, mais voulu par la pression globale d'une population mondiale qui n'en peut plus. Après tout, les voies de l' histoire, sont impénétrables et un mouvement inexorable s'est mis en marche, avec ou sans notre consentement. En fin de compte, Sarko ne fais que l'accompagner, en bon politique qu'il est.
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