Les ministres européens des Finances ont approuvé la mise en place du «semestre européen» et la nouvelle architecture de supervision financière.
Autres Liens
Conseil de l'Union européenne
Communiqué de presse du Conseil ECOFIN du 7 septembre
Blogs
Coulisses de Bruxelles
«Le système de supervision financière est une étape majeure pour l’Europe»
Revue de presse
Documents officiels
Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
Lettre à Michel Barnier sur la régulation des marchés de dérivés sur matières premièresBanque centrale européenne
Propositions sur la gouvernance économique de l'UE
Dans la lignée du Pacte de stabilité et de croissance, le « semestre européen », adopté par les ministres des Finances de l'UE le 7 septembre, constitue un dispositif majeur du renforcement de la coordination des politiques budgétaires des Etats membres.
Il débutera en 2011 et constituera un cycle de surveillance chaque année, de mars à juillet. Sur la base d’un rapport de la Commission, le Conseil européen remettra, tous les ans en mars, des avis stratégiques sur les principaux défis économiques à venir. Les Etats membres devront intégrer ces avis en avril et réviser leurs politiques budgétaires en fonction. Des programmes nationaux devront parallèlement préciser les futures mesures portant sur l’emploi et l’inclusion sociale. Au mois de juin et juillet, le Conseil européen et les ministres des Finances de l'UE donneront leur avis aux Etats membres, avant que ceux-ci n'adoptent leurs budgets pour l’année suivante.
Le « semestre européen » constitue l’une des premières initiatives proposées par le groupe de travail d’Herman Van Rompuy (voir contexte). Le Conseil l’a présenté comme un instrument de discipline budgétaire, s’intégrant dans la stratégie Europe 2020.
Tous les Etats membres doivent mettre en place les procédures nationales nécessaires à cette nouvelle disposition d'ici l'année prochaine. Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a présenté le « semestre européen » comme une « première étape pour organiser l’assainissement des finances publiques ».
Architecture
Le Conseil des ministres des finances (Ecofin) a également confirmé la nouvelle architecture de supervision financière, qui rentrera en vigueur le 1er janvier 2011. Le trilogue entre les institutions communautaires, entamé en juillet, avait abouti à un accord avec le Parlement le 2 septembre dernier.
Un Comité européen du risque systémique (CERS), qui supervisera le système financier est prévu, ainsi que trois autres autorités : une Autorité bancaire européenne (ABE), une Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) et une Autorité européenne des marchés financiers (AEMF).
Le commissaire au Marché intérieur et aux services, Michel Barnier, a présenté cette nouvelle architecture comme « la principale et la première grande leçon de la crise financière ». Il a rappelé la dimension transnationale du secteur bancaire, puisque la moitié des banques dans chaque Etat membre provient d’un pays étranger.
Le nouveau cadre, « écran radar et tour de contrôle », doit désormais être complété par d'autres mesures, « brique par brique, pièce par pièce, semaine par semaine », a-t-il insisté. C'est un travail de longue haleine, dont l’efficacité dépend de cette structure de base, s’est félicité le commissaire français.
Ce dernier a enfin insisté sur le fait que l’Union européenne respectait un agenda similaire à celui des Etats-Unis. Un parallélisme nécessaire, selon lui, pour conserver une concurrence équitable.
Boîte à outils
Les deux autres sujets importants, débattus lors de ce Conseil, feront l’objet de développements lors de l’informelle Ecofin à la fin du mois de septembre.
Michel Barnier a rappelé les deux idées, sur lesquelles reposent les travaux actuels concernant les fonds de résolution bancaires: « la prévention coûte moins cher que la réparation » et « les contribuables ne doivent plus être en première ligne ».
Dans cette optique, la constitution de fonds de résolution des crises doit permettre d’« éviter qu’une crise se transforme en catastrophe », a précisé le commissaire.
Il présentera en octobre une communication qui sera la « boîte à outils » permettant aux Etats membres de mettre en place des fonds nationaux harmonisés. Des mesures législatives devraient être prises au début de l’année prochaine, a-t-il précisé.
L’autre débat amorcé par le Conseil, sur la taxation des transactions financières, a été marqué par une « grande diversité d’opinions », a expliqué le commissaire à la fiscalité, Algirdas Šemeta. La discussion du Conseil a permis, selon lui, d’identifier les problèmes et d’évaluer les risques de la mise en place d’une telle taxe. Il reste désormais à évaluer les différentes solutions. Une communication sera également faite en octobre par le commissaire.
CALENDRIER
29 septembre : Propositions sur la gouvernance économique examinées par la Commission
30 septembre -1er octobre : Informelle ECOFIN
Octobre 2010 : Communication de Michel Barnier sur les fonds de résolution de crise
Octobre 2010 : Communication du commissaire Algirdas Šemeta sur une taxation des transactions financières
Le groupe de travail d'Herman Van Rompuy
Les ministres européens des Finances ont assisté lundi 6 septembre à une réunion du groupe de travail d’Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, sur la gouvernance économique de l'UE. Il a été mis en place lors du Conseil européen du 25 mars. L'objectif est de disposer d’un « cadre robuste pour la résolution des crises ». Les discussions se sont accordées sur la nécessité de sanctions quasi-automatiques pour les pays ne respectant pas le Pacte de stabilité et de croissance.




Réactions
Anonyme (non vérifié), le 24/09/2010
Un clou de plus dans le cercueil de la démocratie, hélas, parmi tous ceux que cette "UE De Lisbonne"... (paradis pour fonds voyous, et enfer pour les salariés), enfonce chaque semaine !
Un système politique qui prend a ce point parti en faveur des plus riches, me fait horreur !
Il est temps que ceux qui veulent une "Europe pour le bonheur de 90 % de la population"..., (plutot que pour celui des 10% les plus favorisés), se levent et disent : ASSEZ !
Réagissez