A Athènes, le Parlement doit se prononcer sur un nouveau plan d'austérité demandé par l'UE et le FMI pour débloquer une aide supplémentaire. Les manifestations continuent.
Documents officiels
Fonds Monétaire International
Communiqué de presse de Christine Lagarde après sa nomination
Jour décisif au Parlement grec. Les députés doivent se prononcer sur le plan d'austérité du gouvernement de Georges Papandréou. Un vote positif conditionne le débloquage d'une nouvelle aide de 12 milliards d'euros dont la Grèce a besoin pour financer sa dette.
Or, des progrès semblent voir le jour sur le plan proposé par la France pour impliquer le secteur privé dans cette aide supplémentaire apportée à Athènes.
Accord de principe allemand
Principale difficulté de ces pourparlers: ils doivent aboutir à un engagement volontaire des créanciers privés d'Athènes à reconduire une partie de leur prêts; dans le cas contraire, les agences de notation pourraient considérer leur contribution au plan comme le déclencheur d'un défaut de la Grèce sur sa dette de 340 milliards d'euros.
Un "événement de crédit" qui risquerait de déclencher une réaction en chaîne dans l'ensemble de la zone.
La principale option mise en avant par le document français, que s'est procuré Reuters, prévoit que les porteurs d'obligations d'Etat grecques réinvestissent 70% des échéances de titres sur la période 2011-2014 dans de nouvelles obligations à 30 ans.
Le solde étant consacré à un mécanisme de garantie de ces nouvelles créances.
Les banques allemandes, qui figurent avec les françaises au premier rang des détenteurs de la dette grecque, ont donné un accord de principe à cette proposition, a-t-on appris de plusieurs sources.
"La proposition française pourrait servir de base pour aboutir à une décision allemande" a déclaré l'une de ces sources.
L'euro en hausse face au dollar
Une situation bien accueillie par les marchés financiers. L'indice boursier paneuropéen FTSEurofirst 300 a terminé en hausse de 0,56% et les Bourses de Paris et Francfort ont gagné respectivement 1,46% et 0,88%.
L'euro, qui traverse la plus grave crise de son histoire s'est nettement apprécié face au dollar, gagnant près d'un cent en moins de deux heures pour se rapprocher de 1,44 dollar.
"Les investisseurs anticipent une issue favorable" (du vote en Grèce), a commenté Anita Paluch, trader d'ETX Capital.
Le ministère allemand des Finances réunira, jeudi 28 juin, les représentants du secteur pour débattre du dossier, qui sera au menu de la réunion exceptionnelle des ministres des Finances de la zone euro dimanche.
Main tendue de la Chine
Le temps presse pour l'ensemble des protagonistes: le Fonds monétaire international a menacé de bloquer le versement de la prochaine tranche du plan d'aide initial à Athènes, une enveloppe de 12 milliards d'euros censée être débloquée le 12 juillet.
Elue, mardi 28 juin, par le conseil d'administration du fonds, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a appelé l'opposition grecque à une entente nationale avec le parti au pouvoir pour sortir le pays de la crise.
En visite en Allemagne le même jour, le premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué que la Chine pourrait acheter la dette de certains pays en difficulté de la zone euro si nécessaire.






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