Le pays semble remplir les conditions nécessaires à l'octroi d'un deuxième plan d'aide à hauteur de 130 milliards d'euros. Les ministres des Finances en décideront la semaine prochaine.

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La Grèce et ses créanciers internationaux, dont l'Union européenne, se sont entendus sur les coupes budgétaires nécessaires pour diminuer les dépenses publiques de 325 millions d'euros cette année, affirment des sources gouvernementales grecques. Le pays remplit ainsi la troisième condition posée par les ministres des finances de la zone euro lors de leur dernière réunion vendredi 10 février.
Pour économiser 325 millions d'euros, le gouvernement grec prévoit de réduire les dépenses de plusieurs ministères. 90 millions d'euros seuls seront économisés au sein du ministère de la Défense.
"Nous y sommes presque. À moins que quelqu'un ne vienne avec une idée susceptible de faire capoter tout l'accord, il devrait être approuvé lundi", a déclaré jeudi 16 février un responsable européen.
Auparavant, le parlement grec avait déjà approuvé un plan d'austérité à hauteur de 3,3 milliards d'euros pour 2012 pour satisfaire les demandes de la troïka. Par ailleurs, les principaux leaders des partis gouvernementaux se sont engagés à poursuive le programme de réforme après les prochaines élections an avril, indépendamment de leurs résultats.
BCE: Eviter des pertes
Dans le même temps, Athènes pourrait annoncer un accord sur l'échange d’obligations avec ses créanciers privés. Ces derniers ont accepté de subir une perte de 50% sur leurs obligations grecques. Mais il est désormais admis que le secteur officiel devra, lui aussi, être mis à contribution afin de ramener la dette publique du pays à un niveau soutenable d’ici 2020.
La Banque centrale européenne (BCE) aurait donc décidé d’échanger, dès ce week-end, ses titres grecs contre de nouveaux, en leur conférant une maturité plus longue. Une opération purement technique mais qui lui évitera de subir des pertes dans le cadre d’une restructuration contrainte. Selon des sources de la zone euro, l'institut d'émission compte près de 50 milliards d'euros d'obligations grecques dans son bilan acquises dans le cadre de son programme de rachats d'obligations.
Tensions persistent
Malgré ces signes positifs, les tensions entre le gouvernement grec et certains pays, dont l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande persistent.
"Je ne peux pas accepter que M. Schäuble insulte mon pays", a déclaré Karolos Papoulias au cours d'un discours prononcé au ministère de la Défense mercredi 15 février. "Qui est M. Schäuble pour insulter la Grèce ? Qui sont les Néerlandais ? Qui sont les Finlandais ?"
Le ministre des Finances allemands avait qualifié la Grèce de "puits sans fonds". Il se montre aujourd'hui sceptique sur la capacité du gouvernement grec à mettre en œuvre les réformes exigées par la troïka.
Dans ce contexte, l'idée d'un report du deuxième plan d'aide après les élections grecques a émergé, provoquant une chute de l'euro à son plus bas niveau depuis trois semaines. Toutefois, des sources gouvernementales allemandes ont indiqué jeudi 17 février que cette proposition n'était plus à l'ordre du jour.
Les ministres des finances se rénunissent à Bruxelles lundi 20 février pour décider du deuxième plan d'aide.






Réactions
Nevada (non vérifié), le 19/02/2012
" Les tensions persistent" reste un euphémisme et me trouvant actuellement en Grèce , je peux vous dire que si il y avait un appel à la mobilisation pour faire chanter les Fritzs dix octaves plus bas, le Grec de la rue répondrait présent et croyez-moi l´armée Grecque ce n´est pas de la guimauve. Là ce sont nos bons amis allemands qui comme en 45 reconstruiraient leurs villes à la lueur des projecteurs.
Bref cette Europe qui devait nous rapprocher et faire oublier le passé est un échec sur toute la ligne. L´Europe n´est qu´un continent et rien d´autre et demeure un champs de bataille comme elle l´a toujours été.
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