Mai 2007, élu à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy installe à la deuxième place du gouvernement un "méga-ministère" regroupant l'énergie, l'écologie, les transports, le logement et l'aménagement du territoire et lance le Grenelle de l'environnement.

Février 2012, le modeste ministère de l'écologie, du logement et du transport n'a plus de maître à bord, Nathalie Kociusko-Morizet démissionnaire ne sera pas remplacée. Cette situation symbolise bien l'essoufflement de l'élan impulsé par le processus Grenelle constaté par le Conseil Economique, Social et Environnemental dans un récent avis.

"Ce processus a suscité une dynamique en faveur de l'environnement dans le cadre d'une gouvernance inédite", reconnaît le CESE mais il constate que "depuis, la dynamique s'essouffle progressivement et les évolutions récentes font craindre la remise en cause d'engagements emblématiques".

Si la "méthode Grenelle" symbolisée par la gouvernance à cinq a séduit et fait ses preuves, le CESE estime que "la crise économique a suscité des réflexes de repli conduisant à retarder des mesures". Recrudescence des pratiques de lobbying, changement d'attitude de certains acteurs, coupe budgétaire… le CESE constate un net recul des ambitions dans plusieurs domaines et notamment en matière de responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE), de fret ferroviaire et de régulation bancaire.

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