0,5 à 0,7 point en 2023. C'est l'impact négatif que pourrait avoir le Grenelle de l'environnement sur la croissance, selon un rapport de la direction générale du Trésor, révélé par Reuters. Les effets bénéfiques du Grenelle  sur la croissance et l'emploi en France n'auront qu'une portée à court terme ajoute le texte.  

Les auteurs de l'étude ont porté leurs travaux sur l'impact macroéconomique des investissements dans les transports, le bâtiment et les énergies renouvelables et sur leurs répercussions sur l'ensemble de l'économie, ainsi que sur les finances publiques.

Bénéfices sur le court terme

Au total, sur la période 2009-2050, les trois volets du Grenelle devraient générer 450 milliards d'euros d'investissements supplémentaires, concentrés sur la décennie 2010 souligne le document.

Jusqu'en 2020, "les effets multiplicateurs de ces investissements dominent l'impact négatif du financement de leur coût sur l'économie", estiment les auteurs. Le gain de croissance attendu se situerait entre 0,4% et 0,5% la première année, avec un pic en 2014 entre 1,6% et 1,9%.

En terme d'emploi, le Grenelle pourrait créer 200 000 à 250 000 postes supplémentaires "au plus fort des dix premières années", précise l'étude.

Replis après 2020

"Le net ralentissement puis l'arrêt des investissements (…) annulent les gains économiques du Grenelle après 2020, par rapport au scénario de référence".

L'impact négatif sur la croissance pourrait atteindre 0,5 à 0,7 point en 2023, avec à la clé la suppression de 140 000 à 180 000 emplois par rapport au scénario sans mise en oeuvre du Grenelle.

Un avis à tempérer

L'impact négatif pourrait cependant s'atténuer progressivement par la suite, et permettre à l'économie de retrouver son "sentier de référence" à très long terme, précise l'étude.

De plus, cette évaluation ne prend pas en compte un éventuel avantage que pourrait retirer l'Hexagone d'un "surcroît d'innovation par rapport à nos partenaires commerciaux qui améliorerait notre compétitivité", précisent les auteurs du rapport.