Cloud computing : entre opportunités et labyrinthe juridique

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La migration de l'informatique vers un nuage d'énormes centres de données répartis à travers le monde donne le tournis aux institutions déstabilisées par cette tendance du secteur.

Onglets horizontaux

Vue d'ensemble

Le terme « cloud computing » désigne tout un éventail d'infrastructures, de logiciels, de données ou d'applications présents dans le « nuage », et donc non dans des locaux, et qui sont accessibles via Internet.

Une étude réalisée par l'université de Milan, publiée fin 2010, estimait que le cloud computing pourrait entraîner la création de 1,5 million d'emplois en Europe au cours des cinq prochaines années.

Le plus grand avantage commercial du nuage est que les services qu'il utilise peuvent créer des économies d'échelle en réduisant les coûts du matériel informatique et les coûts unitaires avec la croissance de la demande.

Pour les consommateurs, des tonnes d'informations sont dès lors potentiellement accessibles à partir de n'importe quel appareil connecté à Internet.

Alors que les entreprises et les gouvernements se perdent en grandes envolées lyriques sur les avantages du cloud computing, la Commission reste plus prudente. En effet, une utilisation accrue des systèmes en nuage signifierait qu'une grande quantité de données publiques et commerciales pourrait migrer vers des serveurs peut-être situés à l'extérieur des frontières nationales ou même sur d'autres continents.

En septembre 2012, la Commission a publié la stratégie de l'UE sur le cloud computing, au milieu d'affirmations ambitieuses selon lesquelles le projet, dont le but est de déplacer les entreprises dans le nuage, pourrait permettre d'épargner 600 milliards d'euros entre 2015 et 2020 et créer jusqu'à plus de 2,5 millions d'emplois.

Cette stratégie est principalement à l'avantage des petites entreprises qui pourraient économiser entre 10 et -20 % dans les TIC en raison des coûts bon marché de l'exploitation du nuage, selon le document stratégique.

Ce document de l'UE met en évidence la capacité du cloud computing à agir comme moteur de réductions des coûts et de croissance des bénéfices, principalement dans le secteur des PME.

Plusieurs questions sensibles qui touchent au cloud computing restent toutefois présentes dans les différentes initiatives politiques, notamment la protection des données, le droit d'auteur et les préoccupations environnementales qui pèsent sur la consommation d'énergie utilisée dans le refroidissement de grands centres de données.

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