Dans cette analyse, publiée par l'Institut Thomas More, Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé Défense européenne à l'Institut Thomas More, revient sur les conséquences d'une dégradation des relations entre l'Europe et le Royaume-Uni.
Le désordre des finances publiques et les développements de la crise de l’Euro ont de fâcheuses conséquences qui menacent la cohésion géopolitique des instances euro-atlantiques. Nul doute en effet qu’un éclatement de l’Union européenne (UE) fragiliserait par contrecoup l’OTAN et les relations transatlantiques.
Ainsi, le sommet de Bruxelles du 9 décembre 2011, sommet consacré au sauvetage de l’Euro, a-t-il mis à mal l’UE. Plus encore, les relations franco-britanniques – on sait leur importance dans le champ de la défense et de la sécurité - souffrent de cette nouvelle étape de la crise.
Le refus britannique de réviser les traités européens, solution préconisée à Paris et Berlin pour accoucher d’une union budgétaire et fiscale au sein de la zone Euro, a conduit les Etats concernés à lancer le projet d’un traité intergouvernemental avec pour visée une forme de « gouvernement économique ».
De contentieux en petites phrases malheureuses, la relation franco-britannique se détériore, et ce au grand dam des intérêts stratégiques et géopolitiques du Vieux Continent dans son ensemble. Il n’est pas sûr que tous soient conscients des enjeux de cette relation pour l’avenir de l’Europe et de l’Occident.




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