Contexte:

Le 25 mars 2007, la déclaration de Berlin, présentée par le Conseil, le Parlement et la Commission, a marqué le 50ème anniversaire de l’UE. Elle avait également pour but de donner un nouvel élan au débat constitutionnel, actuellement dans l’impasse. 

La déclaration de deux pages est constituée de quatre parties. La première présente les accomplissements historiques de l’UE en termes de liberté, de prospérité et de solidarité. 

Le deuxième chapitre souligne les principes fondamentaux de la “méthode communautaire”, tels que l’égalité des Etats membres, la transparence et la subsidiarité. 

Le troisième chapitre traite des valeurs fondamentales sur lesquelles repose l’UE, notamment le caractère inviolable de la dignité humaine. 

La dernière partie de la déclaration est consacrée aux défis de l’avenir, à savoir la lutte contre le changement climatique, la politique étrangère et de sécurité, la sécurité intérieure, les libertés civiles et une société responsable sur le plan social.

Enjeux:

En présentant le texte de la déclaration aux dirigeants du Parlement européen et de la Commission peu avant le 25 mars, Frank-Walter Steinmeier a insisté sur le fait que l’Europe incarnait un modèle de société qui allie la compétitivité économique et la responsabilité sociale et écologique. Il a ajouté: “L’UE a un visage social et la Déclaration doit aussi l’exprimer clairement”. 

Le traité constitutionnel a été rejeté en France et aux Pays-Bas lors de référendums tenus en 2005. Le référendum français aurait notamment échoué en raison du manque de dimension sociale du texte. 

Le ministre allemand des affaires étrangères a déclaré au Parlement que le succès du Sommet de printemps avait donné confiance à la présidence et qu’elle tenterait de le mettre à profit dans la Déclaration de Berlin. 

Frank-Walter Steinmeier a souligné le fait que la présidence avait été à l’écoute des attentes des citoyens: “Si nous voulons rallier les citoyens à l’Europe, nous devons leur montrer à l’aide d’exemples concrets que l’unification européenne est dans leur intérêt”.

Positions:

Le président du Parlement, Hans-Gert Pöttering, a déclaré: “Le Parlement européen ne doit en aucun cas mettre en doute notre engagement envers le traité constitutionnel. Nous sommes favorables à ce traité constitutionnel, dont une partie porte sur les valeurs, et nous souhaitons qu’il voit le jour”. Il a également ajouté: “L’Europe a besoin de prendre un nouveau départ; nous devons maintenant trouver le courage et la volonté de répondre aux enjeux du 21ème siècle”. 

La commissaire chargée de la communication, Margot Wallström, a souligné que la réunion de Berlin constituait “une étape importante en vue de relancer le nouveau traité destiné à renforcer les institutions de l’UE”. Elle a ajouté: “L’élargissement a apporté plus de détermination et de dynamisme à notre action et je suis convaincue qu’il peut continuer à le faire”.