L’UE espère finaliser le traité modificatif d’ici six semaines, ont annoncé les ministres des Affaires étrangères de l’UE à l’occasion d’une réunion informelle. Les élections polonaises du 21 octobre prochain suscitent néanmoins bon nombre d’inquiétudes parmi les Etats membres.
Documents officiels
Conseil de l'Union européenne
projet de traité réformateurConseil de l'Union européenne
mandat CIG
En bref :
Réunis à Viana do Castelo, au Portugal, les ministres européens des Affaires étrangères se sont dits confiants quant à la possibilité pour la Conférence intergouvernementale (CIG) de proposer un texte finalisant le traité modificatif d’ici le Sommet européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre prochains.
Toutefois, la décision du parlement polonais d’organiser des élections anticipées, le 21 octobre prochain, a suscité des interrogations. Certains Etats membres craignent qu’un nouveau gouvernement polonais puisse réclamer des concessions supplémentaires sur le texte et remette ainsi en question le compromis négocié en juin dernier.
« Nous avons un ordre du jour prévu et nous allons le respecter. Nous nous sommes tous mis d’accord sur le fait qu’un accord devra être conclu au prochain sommet européen d’octobre », a déclaré le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado.
« Bien sûr qu’il reste des problèmes non résolus, mais il existe une volonté d’y parvenir par la discussion et par une coopération adéquate, en privilégiant les propositions concrètes qui ont été mises sur la table », a déclaré, quant à elle, la commissaire chargée de la Communication et des Relations institutionnelles, Margot Wallström.
De son côté la ministre polonaise des Affaires étrangères, Ana Fotyga, a indiqué que son pays souhaitait obtenir une dérogation pour la Charte des droits fondamentaux, à l’image de celle obtenue par le Royaume-Uni. Une requête refusée pour le moment par l’Irlande.
La Pologne a également indiqué qu’elle cherchait à faire figurer le compromis de Joannina dans le futur texte. Cette clause permet à un Etat membre de retarder une décision s’il considère que ses intérêts vitaux sont touchés.
Les trois parlementaires européens présents à la CIG ont souligné l’importance de préserver l’application de la Charte et du statut de citoyen européen et ont demandé au Royaume-Uni de bien vouloir donner des précisions quant à sa position sur les questions de liberté, de sécurité et de justice.




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