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Renforcer la transparence sur les marchés financiers

Trouver une approche commune face aux récentes turbulences sur les marchés financiers était l’objectif principal du sommet franco-allemand qui s’est déroulé au château de Meseberg, en Allemagne, lundi 10 septembre.   

L’Allemagne, qui préside actuellement le G7, plaide pour une transparence financière accrue.  Une déclaration commune a été adoptée à l’issue du sommet, appelant à renforcer la transparence des marchés financiers et demandant à la présidence portugaise de l’Union européenne de définir une approche coordonnée au FMI, ainsi que de mettre cette question à l’ordre du jour du prochain conseil européen, en mars 2008.

Afin de contrecarrer les « pratiques déloyales et « d’éviter que les incitations financières émanant de pouvoirs publics ne faussent les conditions de la concurrence », Paris et Berlin ont indiqué qu’il était nécessaire de renforcer les instruments de politique commerciale de l’Union européenne. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont de plus dénoncé le manque de transparence des fonds spéculatifs et des fonds étatiques de pays tels que la Chine, la Russie et les Etats du Golfe.

Allemands et Français ont par ailleurs plaidé pour l’élaboration d’un code de conduite pour les « fonds à effet de levier » et pour une responsabilisation de « tous les acteurs », y compris les agences de notation. « Nous voulons de la transparence, nous voulons de la régulation, nous voulons un capitalisme pour les entrepreneurs, et non pas pour les spéculateurs » a déclaré le président français.

Opposée à Nicolas Sarkozy sur ce point, la chancelière allemande a préféré quant à elle parler de réciprocité. « Il ne s’agit pas de régulation économique, il s’agit de réciprocité, autrement dit que l’Europe se dote des mêmes conditions que les autres ».

Politique énergétique

Les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de poursuivre la coopération bilatérale sur le nucléaire et sur les énergies renouvelables. Mais les deux pays ont dans ce domaine une approche différente. Nicolas Sarkozy a appelé Berlin à mener une politique énergétique qui « aille dans le même sens » que celle de la France, notamment dans le domaine du nucléaire.

« Personne ne peut imaginer que les éoliennes serviront à faire tourner toute l’Europe. La France a fait le choix il y a bien longtemps du nucléaire et n’a jamais eu à le regretter », a déclaré le président français.

« Réduire les énergies renouvelables aux seules éoliennes est le discours typique des promoteurs de l’atome, qui réduisent le débat énergétique au développement de l’énergie nucléaire », a vivement réagi l’ONG Greenpeace à la suite de ces déclarations. « Par ces propos, le président français perpétue de vieux clichés sur les renouvelables et montre qu’il connaît bien mal ses dossiers », a ajouté l’organisation.

Avenir de l’UE

L’avenir de l’Europe, la prochaine conférence intergouvernementale sur le traité simplifié, le Kosovo et l’Afghanistan ont aussi été au menu des discussions.

Angela Merkel a annoncé son soutien à la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un comité des sages pour réfléchir sur l’avenir du projet européen à l’horizon 2030. Le président français avait dernièrement lié l’instauration d’un tel comité à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociation d’adhésion avec la Turquie.

Le prochain conseil des ministres franco-allemand devrait se dérouler à Berlin au mois de novembre.