Alors que les bourses mondiales ont clôturé en forte baisse, les 27 Etats membres de l’UE réunis en Conseil européen à Bruxelles ont approuvé, mercredi 15 octobre, les grands principes de la stratégie arrêtée par l’Eurogroupe pour trouver une réponse à la crise financière. Ils appellent également à la refonte du système financier international.

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Présidence de la République française - Elysée
Discours d'ouverture de Nicolas Sarkozy lors du Conseil européen sur la crise financière
Revue de presse
Le Monde
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Crise financière
Après de fortes chutes (-6,82% (CAC 40), -7,56% (Footsie)), les bourses européennes ont à nouveau ouvert à la baisse, jeudi 16 octobre. La veille, à Bruxelles, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil de l’UE, annonçait pourtant un accord des Etats membres sur « une réponse unique, une réponse massive avec une doctrine d’emploi claire » pour lutter contre la crise financière.
La recapitalisation des banques en difficulté, ainsi que la garantie des prêts interbancaires, deux points phares du compromis de l’Eurogroupe du 12 octobre, ont été approuvés. Quelques modifications devraient intervenir pour calmer les réticences de la République tchèque, dont le président avait menacé de ne pas valider l’accord, craignant « un communisme financier ».
La réforme des règles comptables, appelée de ses vœux notamment par le président français, devrait également avancer. L’opération, dont la nécessité avait été soulignée par les conclusions de la réunion des ministres européens de l’Economie et des finances du 7 octobre, consiste à assouplir la méthode visant à comptabiliser la valeur des actifs détenus par les entreprises cotées ou faisant appel à des investisseurs. (EurActiv.fr 15/10/08) Le principe du « mark to market » (valoriser les titres à leur valeur de marché) ne devrait plus s’appliquer aux banques dès le 3ème trimestre de l’exercice, a indiqué Nicolas Sarkozy. Les Etats se seraient également mis d’accord sur un système d’alerte afin d’améliorer la coordination de l’information entre Etats membres en cas de crise. Les détails de la mise en œuvre restent à discuter.
Les 27 sont également tombés d’accord sur la nécessité de convoquer un nouveau Bretton Woods (accord économique qui a redessiné les règles de la finance internationale après 1944), afin de « refonder le système financier international ». « Nous sommes décidés à ce que les conséquences [de la crise] soient tirées sur le système financier, sur le système monétaire, sur une refondation du capitalisme », a déclaré le président français à l’issue de la première journée de réunion. Un peu plus tôt dans la journée, le premier ministre britannique, Gordon Brown, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avaient appelé à une meilleure coopération au niveau international.
Dans son discours d’ouverture du Sommet, Nicolas Sarkozy a notamment souligné « la nécessaire discipline » des agences de notation et a renouvelé sa volonté de renforcer la surveillance des hedge funds (lire le dossier d’EurActiv.fr). La responsabilisation des acteurs privés, notamment en ce qui concerne leur rémunération, a également été soulignée. Tout comme l’amélioration de l’articulation entre tous les acteurs de la gouvernance économique mondiale.
Le président français souhaite que cette conférence se tienne avant la fin de l’année. Une date pourrait être fixée ce week-end, lors de sa visite à Washington en compagnie du président de la Commission européenne.
Le paquet climat, qui a finalement été discuté au dîner, pourrait voir son adoption retardée. Si le président français, qui a fait d’un accord sur ce sujet l’une des priorités de sa Présidence, a affirmé qu’il voulait maintenir le calendrier prévu, c’est-à-dire parvenir à un accord d’ici janvier, rien n’est moins sûr aujourd’hui. Huit pays, la Pologne en tête, font en effet pression pour que les négociations sur ce dossier soient reportées, en raison de la crise financière. Ils craignent que les mesures prises ne pèsent trop lourdement sur leurs économies. La réforme du système d’échange de quotas d’émissions (ETS) et la répartition du fardeau pour parvenir à faire diminuer de 20% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 sont notamment pointées du doigt.




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