En dépit de récents revers électoraux, le leader frontiste reste confiant sur le vote du mois de juin, laissant entendre que la récession économique pourrait encourager les électeurs à soutenir les partis extrémistes. 

"Nous allons obtenir des résultats qui en surprendront plus d’un", a déclaré Jean-Marie Le Pen, qui avait pourtant annoncé son intention de se désister de la direction du parti en septembre 2008. 

"Aux élections européennes, nous avons toujours obtenu entre 10 et 11 %. Nous serons dans ces eaux là, peut-être plus si l’on prend en compte la crise et l’impact qu’elle aura sur l’opinion", aurait-il déclaré, selon l’AFP.

Après avoir obtenu un score inattendu aux élections présidentielles de mai 2002 (16,86%) et été candidat au deuxième tour, Jean-Marie Le Pen n’est arrivé que quatrième aux présidentielles de 2007. Le FN a ensuite subi un revers conséquent aux législatives qui ont suivi, aucun représentant du FN n’ayant été élu à l’Assemblée nationale. 

Depuis, le Front national a connu des difficultés financières et s’est divisé sur la question de sa future direction. En septembre dernier, M. Le Pen avait annoncé qu’il se retirerait de la tête du Front national. Il souhaitait se faire remplacer par sa fille, Marine. Mais la nomination de celle-ci a été contestée en interne, menant à des luttes intestines et laissant le parti en proie à des doutes existentiels. 

« Il est raisonnable de penser que ce seront mes dernières élections, sauf circonstance exceptionnelle », a déclaré M. Le Pen. 

Le parti tiendra une grande convention européenne rassemblant l’ensemble des candidats aux élections européennes les 14 et 15 mars à Arras. La convention sera centrée sur le thème du retour des nations.