Au cours d’un débat proposé par la revue Foreign Policy à Paris, mercredi 11 février, le président tchèque, Vaclav Klaus, a confié que, selon lui, Nicolas Sarkozy souhaitait « rester un président permanent » de l’Union européenne. C’est « humain », a-t-il ajouté.

Pour M.Klaus, bien présider l’UE ne demande toutefois pas « d’être hyperactif et d’organiser un sommet européen tous les week ends ».

Mardi 10 février, le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, avait réagi au discours du président français sur son plan d’aide au secteur automobile, le jugeant « protectionniste ». M.Topolanek avait ajouté que les propositions françaises pourraient remettre en cause la ratification du traité de Lisbonne par la République tchèque.

La veille, Nicolas Sarkozy avait remis en cause les délocalisations des constructeurs automobiles en visant nommément celles réalisées en République tchèque.

En visite au Koweit mercredi 11 février, le président français a ironisé: «Ce plan automobile sert bien à nos voisins européens parce que si on n'avait pas engagé ce qu'on a engagé au service de PSA et de Renault, c'est leurs implantations partout en Europe qui s'en trouveraient menacées".