Selon plusieurs sources socialistes, le nouveau nom du groupe pourrait être « l’Alliance des socialistes et démocrates », bien que la décision finale ne soit prise qu’après les élections, conformément aux résultats du vote.

La principale raison pour ce changement de nom est l’absorbtion du Partido democratico (PD), ce qui permettrait de résoudre le problème de son positionnement européen.

De plus, il est possible que ce changement de nom, qui aura pour conséquence d’élargir de manière effective le champ politique du Parti socialiste européen (PSE), puisse attirer d’autres mouvement politiques de différents Etats membres.

Cette manœuvre pourrait avoir de facheuses conséquences pour le groupe libéral ADLE, qui perdrait d’un seul coup sa seconde plus importante délégation après les libéraux britanniques. Une source libérale a confié à EurActiv.com qu’il n’y avait absolument aucun moyen de conclure un accord entre l’ADLE et le PD.

Cependant, cette source a ajouté qu’en dépit de la perte potentielle pour le groupe de ces eurodéputés, l’ADLE s’attend à conserver son nombre actuel d’environ 100 eurodéputés, conservant ainsi sa position de troisième groupe le plus important au Parlement.

Une alliance rouge-vert ?

Le 12 mai, les Verts européens ont émis un communiqué affirmant que le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, voulait abandonner l’alliance informelle avec les chrétiens-démocrates en faveur d’une alliance rouge-vert pour la prochaine législature du Parlement européen.

Un tel changement serait une entorse significative à l’arrangement actuel entre le PPE et le PSE, qui apporte à ces deux grands groupes un partage égal des cinq ans de la présidence du Parlement européen.

Toutefois, un porte-parole socialiste contacté par EurActiv.com a démenti la conclusion de tout accord de ce genre, ajoutant que Rasmussen avait été contacté par les Verts. Bien qu’il ait reconnu que sur de nombreux sujets tels que la protection de l’environnement et les droits des travailleurs, les socialistes et les verts ont des positions similaires, le porte-parole a dit qu’il était trop tôt pour spéculer sur la composition de nouvelles majorités au Parlement.

Le PSE a aussi confirmé qu’il ne désignerait pas de candidat à la présidence de la Commission européenne avant les élections. «Ce qui est clair, c’est que si une nouvelle majorité est possible, alors Barroso, qui n’est pas le candidat du PSE, ne deviendra pas le président de la Commission», a dit M. Rasmussen.