Le couple germano-britannique en phase à Davos

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Les sorties eurosceptiques de David Cameron n’altèrent en rien sa complicité avec la chancelière Angela Merkel. Les deux dirigeants parlent la même langue sur la compétitivité.

Après s’être dit disposée à discuter des « souhaits britanniques » en réaction au discours de David Cameron sur l’Europe, la chancelière allemande continue de faire du zèle avec son partenaire britannique. 

Pardonnée, la rébellion de Londres contre le pacte budgétaire que David Cameron s’était refusé à signer en décembre 2011. Le premier ministre britannique “a parlé de la compétitivité. C'est la question centrale en Europe”, a déclaré la chancelière le 24 janvier lors d’un déplacement au Forum économique de Davos. 

“On a assisté à un spectacle apparemment surréaliste jeudi après-midi, rapporte un journaliste du Figaro. La chancelière allemande a cité à plusieurs reprises le premier ministre britannique, pour louer ses propositions en faveur de profondes réformes structurelles, et à aucun moment elle n'a fait allusion ni de près ni de loin au projet de référendum sur l'Union européenne outre-Manche !”

L’occasion pour Angela Merkel de repéter des chiffres qui résonnent bien à Berlin comme à Londres. “L’Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %.” 

Des chiffres que David Cameron a lui-même cités dans son discours du 23 janvier, en faisant allusion à l’analyse de la chancelière allemande.

La complicité germano-britannique est confirmée par un responsable haut place de l’administration allemande, cité par le Financial Times : “S’il s’agit de moins de régulation, de plus de commerce, de moins de bureaucratie, nous sommes avec lui. Nous ne voulons pas davantage de regulations sociales imbéciles imposées aux Etats membres.” 

La directive européenne sur le temps de travail fait partie des normes dont Londres et Berlin se passeraient bien.

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