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« L’Europe » est de retour, estime Romano Prodi

Dans une interview accordée à EurActiv Allemagne, l’ancien président de la Commission européenne estime que l’UE entre dans une nouvelle phase de son histoire.

Prodi
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« Je ne veux pas être optimiste, mais permettez-moi de ne pas être trop pessimiste non plus ». C’est ainsi que l’ancien président de la Commission européenne (1999-2004) analyse les conclusions du Conseil européen des 18 et 19 octobre.

Pour Romano Prodi, l’Union Européenne a bien réussi à écarter « le danger de la rupture » de la zone euro. L’ancien président de la Commission, qui a accompagné la mise en place de la monnaie unique et du grand élargissement de 2004, perçoit même quelques signes d’un « retour de l’Europe ». La mise en place de l’union bancaire est bien une « décision politique », qui marque le premier pas vers une intégration budgétaire.

Mais de telles avancées ont un prix. L’ancien président du Conseil italien considère qu’il n’y a pas d’alternatives à une « Europe à plusieurs vitesses ». Aujourd’hui, ni la Commission européenne ni le « couple franco-allemand » ne sont en mesure d’être à eux seuls les ciments de la politique européenne.

Romano Prodi reconnaît également que la progression vers l’Europe fédérale a pour le moment laissé de côté le Parlement européen mais qu’il y a « des problèmes plus urgents ». Somme toute, « il faut donner du temps à l’Europe ».

Juste nommé envoyé spécial de l’ONU au Sahel, Romano Prodi prédit que les Allemands finiront par accepter la mise en place des Eurobonds, et que les Britanniques « n’arrêteront pas l’Europe » en refusant l’augmentation du budget de l’UE.

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