Evolution des relations Etats-Unis-UE après 4 ans de présidence Obama

  
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Bertrand Rioust de Largentaye, conseiller de la Commission européenne auprès de l’OCDE, revient pour Notre Europe sur la relation transatlantique. Miné par la crise, le vieux continent suscite l’incompréhension de Washington, stupéfait de l’obsession des Européens pour l’inflation quand le chômage s'envole.

L'arrivée au pouvoir du Président Obama a marqué un tournant dans les relations transatlantiques. Barack Obama a bénéficié, dès avant son élection, d’une grande popularité en Europe, où il avait été acclamé par 200 000 personnes à Berlin en 2008.

Cela tenait à des objectifs qui s’apparentaient à ceux que les Européens s’étaient eux-mêmes fixés, y compris dans le volet relations extérieures de son programme, où il prenait le contre- pied des néo-conservateurs de l’entourage du Président G.W. Bush. L’attribution du prix Nobel de la paix, jugé prématuré par certains, en l’absence de bilan, témoignait, en tout cas, de la confiance que les intentions et les capacités du nouveau président inspiraient au jury.

Obama, né à Hawaii, a passé une partie de son enfance en Indonésie. C’est un admirateur de l’ancien Premier ministre singapourien Lee Kuan Yew et, plus généralement, du dynamisme des sociétés orientales qui ont réussi, en l’espace de quelques décennies, à extraire des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté.

On a pu parler, à son propos, d’un tropisme asiatique, d’une proximité intellectuelle plus grande avec l’espace Pacifique qu’avec l’Europe, ce qui n’a pas manqué de susciter des inquiétudes de ce côté-ci de l’Atlantique, notamment lors de l’échec de la conférence sur le climat de Copenhague, en décembre 2009.

Lire la suite de l'analyse réalisée pour le think tank Notre Europe

 

 

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