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Une députée norvégienne souhaite que son pays quitte Schengen
Selon une élue de l’un des partis au pouvoir, la Norvège aurait intérêt à reprendre le contrôle de ses frontières. L’hypothétique adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie en automne justifierait cette initiative.

L’hypothétique accession de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen à l’automne prochain inquiète.
Une députée de l’un des partis au pouvoir en Norvège a affirmé que son pays avait intérêt à reprendre le contrôle de ses frontières. La raison évoquée est la probable adhésion de Bucarest et de Sofia à l’espace de libre circulation à l’automne 2012.
Avant que la Bulgarie et la Roumanie ne rentrent
Les médias norvégiens ont relayé les propos de Jenny Klinge, qui a déclaré au journal Klassekampen que les accords de Schengen rendent plus facile l’accès au territoire norvégien pour les criminels.
Selon la femme politique, le problème est particulièrement sérieux, car la date d’adhésion des deux derniers entrants dans l’UE approche.
Une décision sur cette accession de la Bulgarie et de la Roumanie aurait du être rendue depuis longtemps. Une réunion interministérielle en septembre reviendra sur ce point, mais le résultat reste incertain : un certain nombre d’États, y compris les Pays-Bas, restent opposés à cette adhésion.
Les médias bulgares ont relayé les propos de Mme Klinge, en ajoutant que si Sofia et Bucarest faisaient un jour partie de l’espace Schengen, il serait difficile pour les autorités norvégiennes de travailler contre le crime organisé venant de cette région.
Un rapport de la Commission publié le 18 juillet affirme que le crime organisé bulgare est actif dans 15 États, et fait partie des plus répandus en Europe.
Les médias roumains ont, eux, précisé que les déclarations de Mme Klinge intervenaient après que 200 migrants, pour la plupart des Roms d’origine bulgare ou roumaine, aient causé des troubles à l’ordre public en s’installant dans une carrière privée à Oslo.
Héritage
Les chaînes de télévision norvégiennes ont montré des Roms vivant dans des conditions lamentables. Les habitants des alentours se sont plaints des ordures qui jonchaient l’endroit, et ont exprimé leur peur quant à une éventuelle épidémie.
L’avis de Crin Antonescu, a été également été cité. Le Président roumain par intérim, avait affirmé qu’il ne pensait pas que son pays rejoindrait l’espace Schengen prochainement. Selon, lui, ce blocage est du à un héritage légué par le gouvernement précédent, et non à la crise politique que traverse son pays.
Les Roms de Bulgarie et de Roumanie, comme les autres citoyens européens, ont le droit de voyager sans visa dans l’espace Schengen, mais ils doivent avoir un passeport. L’accession des deux pays à l’espace de libre circulation est perçue comme une menace par certains États. Le crime organisé, mais aussi la capacité des deux pays à contrôler l’immigration illégale, sont les principales raisons évoquées pour justifier cette réticence.
La Suisse, qui fait aussi partie de l’espace Schengen, a décidé d’imposer des restrictions aux travailleurs de 8 pays, mais pour des raisons économiques. Depuis le 1er mai, les citoyens de ces pays (République tchèque, Estonie, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne, Slovaquie et Slovénie) doivent demander un permis pour travailler dans le pays.


Réactions
Radio TPE @RadioTPE, 25 juil. 2012
Une députée norvégienne souhaite que son pays quitte SCHENGEN http://t.co/USMjipebHervé Gastineau @hervegastineau, 25 juil. 2012
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