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La Turquie prête à attendre jusqu’en 2023, pas plus

Si l’adhésion turque à l’UE n’est pas pleine et entière d’ici 2023, Ankara se détournera de l’Union européenne, a prévenu le Premier ministre.

Turquie
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Le chef du gouvernement turc, Recep Tayyip Erdoğan, est très clair sur les aspirations européennes à moyen terme de son pays : la date butoir acceptable pour l’adhésion est 2023.

Interrogé mardi 30 octobre lors d’une conférence organisée à Berlin, le Premier ministre a déclaré qu’il était peu probable que la Turquie ait à attendre aussi longtemps. Dans le cas contraire, « l’UE [nous] perdrait », a-t-il ajouté.

Ankara est officiellement candidate depuis 2005, mais les négociations piétinent sur de nombreux dossiers, en particulier le cas chypriote. L’île est toujours divisée en deux, et seule la Turquie reconnaît l’existence de la République turque de Chypre Nord.

L’opposition de certains Etats membres à l’adhésion du pays n’arrange rien.

La chancelière allemande doit rencontrer M. Erdogan mercredi 31 octobre. Le gouvernement allemand est divisé sur le sujet. Angela Merkel est favorable à un partenariat privilégié comme le souhaitait Nicolas Sarkozy, alors que son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, soutient une adhésion complète.

Tout candidat à l’UE doit conclure des négociations sur 35 « chapitres ». Chacun concerne un domaine juridique qui doit se conformer aux règles européennes. Un seul a été mené à terme et 22 sont bloqués. La Commission européenne considère qu’Ankara ne respecte pas encore les normes requises en matière de droits de l’Homme et de liberté d’expression.

2023 est une année symbolique puisque la République turque fêtera son centenaire. 6 millions de Turcs vivent déjà au sein de l’UE, dont 3 en Allemagne.

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