«Afghanistan : expliquer à l’opinion publique les raisons d’une guerre», c’est le titre d’un rapport de l’Assemblée européenne de sécurité et de défense. Que nous apprend-t-il à propos des opinions publiques de pays membres de l’UE engagés sur le terrain ? Après les attentats du 11 septembre 2001 sur le territoire des États-Unis, le président G. W. Bush lance une « guerre contre le terrorisme ». Les frappes aériennes américaines et britanniques en Afghanistan débutent le 7 octobre 2001, sur les camps d’entraînement d’Al Qaida. Particulièrement complexe, cette guerre se mène sur plusieurs fronts. Au-delà de l’Afghanistan, voire du Pakistan, une partie de la « bataille » se passe devant les opinions publiques de plusieurs dizaines de pays contributeurs.

En dépit du poids croissant des troupes américaines, la participation de pays membres de l’UE et de l’OTAN est non seulement appréciée mais sollicitée.

Cependant, la participation des pays membres de l’UE au conflit afghan n’est pas acquise ad vitam aeternam. Outre d’éventuelles divergences sur les moyens et la stratégie à mettre en œuvre sur le terrain, se pose la question des opinions publiques. Après avoir été saignées par deux guerres mondiales, les sociétés européennes semblent devenues de plus en plus rétives à « payer le prix du sang ».