Les matières premières doivent suivre le mouvement amorcé par les marchés financiers, recommande le président de l’AMF.

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Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
Rapport d'étape "Prévenir et gérer l’instabilité des marchés agricoles" par Jean-Pierre Jouyet, Christian de Boissieu et Serge GuillonMinistère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
Lettre à Michel Barnier sur la régulation des marchés de dérivés sur matières premièresCommission européenne
“Initiative « matières premières »
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Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
Rapport Perrin sur la gestion des aléas économiques en agriculture
La volatilité des matières premières n'est pas une nouveauté. Lors de la présentation des résultats des travaux du groupe «Demain l’agriculture», mercredi 22 septembre, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet a cependant rappelé qu’il était temps d’amorcer une régulation des marchés agricoles. Ils «ne peuvent pas se tenir à l’écart du mouvement de régulation» amorcé en 2008, a-t-il estimé.
Selon lui, les marchés des matières premières pourraient reprendre à leur compte «les mêmes recettes que celles qui prévalent encore imparfaitement pour les marchés financiers». Cette régulation passerait alors par trois étapes : enregistrer les opérations, les standardiser et les compenser. Il faudrait également tenir compte de la spécificité des produits et des acteurs du marché agricole où cohabitent opérateurs, agriculteurs et utilisateurs.
Transparence nécessaire
«Vous avez de la spéculation à partir du moment où vous avez de l’opacité», a rappelé Jean-Pierre Jouyet. Cette spéculation est de plus en plus dénoncée. L'eurodéputée Eva Joly a notamment indiqué le 21 septembre qu'elle souhaitait que les opérateurs ne puissent pas investir plus de 3% de leurs fonds propres lorsqu’ils prennent position sur les marchés dérivés de matières premières.
Dans cette optique, le président de l’AMF juge nécessaire une transparence accrue des données –notamment le niveau des stocks mondiaux–, qui serait garantie au sein d’un lieu d’échange d’informations à mettre en place.
Une telle information permettrait d’éviter le décuplement des prix à cause des variations sur les marchés physiques, en raison de la spéculation. Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s’est ainsi à nouveau insurgé contre la variation du prix du blé, passé «de 110 à 115 euros au début du mois de juillet à plus de 210 euros fin août». D’un problème de stock en Russie compréhensible, en partie liée à la sécheresse et aux incendies de l'été, a en effet découlé une variation des prix que le ministre a jugé «ni compréhensible, ni acceptable».
D’où la nécessité d’une régulation, que Jean-Pierre Jouyet a présenté en deux volets : «réorganiser les marchés financiers et mieux organiser les marchés physiques» agricoles.
Cette régulation ne pourra être créée, selon lui, que par la «pression politique», qui doit s’exercer au niveau du G20.
Volontarisme français
Sur ce point, Bruno Le Maire a été très clair. Comme sur la PAC, la France poussera les négociations, en espérant atteindre une véritable régulation des marchés des matières premières en 2011. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs fait de cette réforme l'une de ses priorités du G20, sous présidence française, qui débutera en novembre.
Le ministre se déplacera en Inde puis en Russie pour faire avancer ce dossier, après s’être rendu en Chine et aux Etats-Unis.
Groupe de réflexion sur la PAC
Les travaux du groupe de réflexion sur l’avenir de l’agriculture européenne ont été présentés mercredi 22 septembre. Au terme de huit mois de travail, 17 acteurs d’horizons larges font «des propositions fortes et des regards divers sur l’agriculture», sous un angle économique, social ou environnemental. «Les propositions seront non seulement écoutées mais mises en œuvre», promet Bruno Le Maire, que ce soit à un niveau national, européen ou international.
Toutes les organisations syndicales représentatives ainsi que le commissaire à l’Agriculture Dacian Ciolos ont participé à ce travail.




Réactions
John Cowan (non vérifié), le 05/10/2010
I do not recommend this action. It should be up to the governments of the world to feed the poor. No matter how low the price of grain the malnourished poor of the world cannot afford food. This action pushes grain prices below the cost of production of farmers. This action only helps the profits of the grain resellers. Perhaps this is what is really behind this smoke and mirrors action. Plus Canadian farmers do not get a check in their mailbox to help their cover production costs as in the EU and USA.
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